43 étudiants disparus : le Canada doit retirer le Mexique de sa liste de « pays sûrs »

Posted on: November 16th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

43 étudiants disparus : le Canada doit retirer le Mexique de sa liste de « pays sûrs »

Conférence de presse

Lieu : 4755 Av Van-Horne Bureau #110

Dimanche 16 novembre 2014

Heure : 11hrs

Le 26 septembre 2014, 43 étudiants provenant d’une école de la ville d’Iguala, l’École rurale normale d’Ayotzinapa, ont disparu lors d’une manifestation politique. Bien que plusieurs semaines se soient écoulées, l’État mexicain a été incapable de fournir une explication plausible sur ce qui est arrivé aux étudiants.

Pour les Mexicains, ces événements choquants ne sont qu’une preuve de plus de la violence structurelle qui afflige leur pays. La violence est perpétrée par une alliance toxique entre des politiciens de la droite, des cartels de la drogue qui agissent avec une impunité grandissante, la police et les militaires. Cette violence est intimement liée à l’introduction de mesures néolibérales et à l’implication des États-Unis dans ladite guerre contre la drogue.

À la lumière des récents actes de violence, Mexicain.e.s uni.e.s pour la régularisation (MUR) demande au gouvernement canadien de retirer le Mexique de la liste des pays sûrs. Les réfugiés de ces pays désignés comme sûrs par le ministre de l’Immigration sont désavantagés dans le tortueux processus canadien de la demande d’asile. Le ministre de l’Immigration précédent, Jason Kenney, a ajouté le Mexique sur cette liste en février 2013, quelque temps avant la mission diplomatique de haut niveau qui s’est rendue dans ce pays.

Contexte de la violence structurelle au Mexique

La Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) vient de rendre publics les résultats d’une recherche démontrant qu’il y a plus de 20 000 personnes déplacées internes au Mexique et que 49 % des Mexicains ne se sentent pas en sécurité.

L’organisation Human Rights Watch a documenté la disparition forcée de 249 personnes ; de ces disparitions, 149 d’entre elles impliquent les forces de l’ordre de l’État.

En 2009, 2590 femmes ont été assassinées. Le Mexique a un des plus hauts taux de violence sexuelle au monde.

Des spécialistes, incluant le professeur Sergio Aguayo de l’Université Harvard, croient que les disparitions d’Iguala font partie d’un « patron de terreur » qui a émergé sous le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari en 1994 (http://www.lavanguardia.com/internacional/20141106/54418970195/matanza-iguala-patron-terror.html). Selon cette analyse, la violence structurelle dans le pays ne peut pas être expliquée par les luttes pour le contrôle du trafic de drogues, mais doit être comprise comme faisant partie d’une lutte plus large pour le contrôle de territoires afin « d’avoir accès à des ressources de toutes les manières possibles, que cela soit grâce aux séquestrations, à la taxation, au vol, au trafic humain, au trafic des organes, au vol de pétrole des oléoducs de PEMEX – tout ce qui est possible à imaginer… ».

Plus de info

Contact: Noé Arteaga 438-878-5416

https://www.dropbox.com/sh/nudh6lgwga1qlj3/AABgDd4jbiO9vsBIhh3Vs2SIa?n=42901107

https://www.change.org/p/conservative-government-remove-mexico-from-the-refugee-list-of-safe-countries

 

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