‘Médias’

RASSEMBLEMENT POUR LUCY, ARRÊTONS L’INJUSTICE MAINTENANT!

Posted on: April 11th, 2018 by unidos

CTI ( Centre de Travailleurs pour Immigrants) – 4755-110 Van Horne (Metro Plamondon) a 6h0.

Nous demandons à toute la communauté Montréal Qc. et au Canada, votre soutien et votre solidarité afin que LUCY soit libérée et reste au Canada. Lucy Granados; Immigrant mère de 3 enfants; après avoir vécu neuf ans au Canada, le 20 mars, elle a été violemment arrêtée par les Agents Frontaliers du Canada et envoyée au centre de détention de Laval, à Montréal. Actuellement son état de santé est très délicat et en même temps en risque d’être déportée le vendredi 13 avril 2018.

Lucy dit « Il n’y a pas de fenêtres. Je veux voir de la lumière. Je veux respirer. Je ne me rappelle même plus de mon propre nom. » Comme Lucy Granados il y a des dizaines de milliers d’autres personnes vivant sans papiers à Montréal, Lucy travaille de longues heures pour un maigre salaire. Grâce à sa participation au sein d’organisations communautaires telles que le Collectif des femmes sans statut et l’Association des travailleurs d’agences temporaires, elle a rendu notre société meilleure.

Nous demandons au ministre de la Sécurité publique, M. Ralph Goodale, d’arrêter le processus de déportation visant Lucy. Nous demandons au ministre de l’Immigration, M. Ahmed Hussen, de remplir ses devoirs juridiques et d’accepter la demande de Lucy pour une résidence permanente pour des motifs humanitaires. Nous dénonçons la violence et les abus de l’ASFC et exigeons l’ouverture d’une enquête sur le traitement de Lucy Francineth Granados.

Rejoignez-nous dans cette action communautaire et solidaire, amenez des carte postals, votre famille, votre voisin, vos amis etc; bougies, ballons, bannières, masques, marionnettes, VENEZ MONTRER VOTRE INDIGNATION.

Lucy-deportation

A l’occasion de la Journée internationale des femme ce samedi 10 mars Nous organiserons un événement à rue Van Horne 4755-110 ( CTI ) a 17h00.

Posted on: March 8th, 2018 by unidos

Nous invitons toutes les femmes et communautés de Montréal Qc. à la projection du documentaire intitulé “Nous Marchons vers l’autonomie”. Ce documentaire met en évidence le rôle fondamental que les femmes ont dans la résistance et dans l’organisation pour la formation des Communautés Autonomes au Mexique et dans l’Amérique Latine. Ce témoignage montre la lutte pour les droits des femmes et leurs réalisations malgré les tentatives d’arrêter l’avance sociale et toujours menacées par le pouvoir des grandes multinationales. Des milliers et des milliers de femmes se sont déplacées de leurs pays d’origine en raison de la corruption, du crime organisé et de la violence comme moyen de détruire l’unité entre les peuples et s’approprier des ressources naturelles. Beaucoup d’entre elles ont disparu ou ont été assassinées en raison de leur luttes pour la défense de leurs droits et de la protection de l’environnement. Par conséquent, aujourd’hui plus que jamais, il est clair pour nous que l’organisation et la résistance doivent être une tâche quotidienne contre un système inhumain qui a concentré ses attaques sur les femmes en tant que mécanisme de déstabilisation sociale dans le monde entier. Actuellement au Canada, des milliers de femmes sont “Sans Papiers” ce qui les pousse à continuer de se battre pour les droits fondamentaux, y compris ne pas être arrêtées et déportées, le droit à la santé, l’éducation de leurs enfants, le droit au travail et à un logement décent, entre autres. À la fin de la projection, nous vous invitons à réaliser un exercice de réflexion et avancer des propositions d’organisation avec tous les participants à cet événement.

Tout le monde est bienvenu!

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L’arrêt des répressions et des violences contre le peuple mexicain de la part du gouvernement et la garantie de la liberté d’expression

Posted on: June 27th, 2016 by unidos

VISITE DU PRÉSIDENT MEXICAIN ENRIQUE PEÑA NIETO À QUÉBEC POUR PARLER DES RELATIONS STRATÉGIQUES ET ÉCONOMIQUES AVEC LE PREMIER MINISTRE PHILIPPE COUILLARD – MAIS QU’EN EST-IL DES DROITS HUMAINS?

Québec, 27 juin 2016Le Président du Mexique Enrique Peña Nieto rencontre aujourd’hui le Premier ministre Philippe Couillard avec l’objectif de poursuivre, de renforcer et d’augmenter les partenariats économiques existant depuis plus de 35 ans entre le Québec et le Mexique. La question des droits humains au Mexique, un pays où la violence s’est généralisée sur tout le territoire à travers les cartels de la drogue et le système politique, ne semble pas figurer au programme.

Pendant le déjeuner-causerie « Le Québec et le Mexique : partenaires stratégiques à l’ère de la nouvelle économie » se tenant au Château Frontenac, des membres de la société civile québécoise, solidaires des populations mexicaines et de la cause des droits des travailleurs et travailleuses temporaires mexicain-e-s au Québec, se réuniront à la Place d’Armes (10 rue Saint-Louis), lundi le 27 juin, de 11h00 à 14h00, pour exiger :

-          l’arrêt des répressions et des violences contre le peuple mexicain de la part du gouvernement et la garantie de la liberté d’expression;

-          la fin des massacres, des disparitions forcées et de la violence systémique et systématique au Mexique;

-          que le Président Peña Nieto réponde aux multiples appels des organisations des droits humains et de l’ONU pour que les massacres des civils (étudiant-e-s, professeur-e-s, journalistes, membres d’organismes de lutte sociale, et de la société civile) soient éclaircis et que les responsables de ces crimes soient traduits en justice;

-          que les premiers ministres du Québec M. Philippe Couillard et du Canada M.Justin Trudeau agissent en cohérence avec les valeurs de respect des droits humains et de démocratie reconnues au Canada et dont ils font la promotion dans leurs discours et qu’ils cessent de fermer les yeux devant les crimes commis par l’État mexicain, et ce, au nom des intérêts économiques.

Comité pour les droits humains en Amérique latine,  info@cdhal.org

Association des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ,  attetquebec@gmail.com

Mexicain-e-s uni-e-s pour la régularisation,  mexicanxsunidxs@gmail.com

 

Contexte

Dimanche le 19 juin, à Nochixtlan dans l’État de Oaxaca au Mexique, des enseignant-e-s du CNTE (Coordination nationale des travailleurs de l’éducation - Coordinadora Nacional de Trabajadores de la Educación) qui s’organisent depuis 3 ans pour revendiquer le respect des droits des travailleurs et travailleuses face à l’imposition d’une réforme éducative promue par le gouvernement mexicain de Peña Nieto ont été agressé-e-s brutalement par la police fédérale et la police de l’État de Oaxaca qui ont ouvert le feu sur une manifestation pacifique. Le bilan est présentement de 11 morts, plus de 90 personnes blessées et hospitalisées et plusieurs autres disparues.

En septembre 2014, les événements d’Ayotzinapa ont secoué le Mexique et la communauté internationale alors que le bilan s’élevait à 6 personnes tuées, dont 3 étudiants, 43 étudiants disparus, et 22 personnes blessées gravement, et où ont été impliquées les polices fédérale et de l’État de Guerrero. L’enquête menée par le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants (GIEI) a réfuté les preuves défendues par le Procureur général de la République du Mexique (PGR) pour faire la lumière sur les événements. En avril 2015, des membres des familles des 43 étudiants disparus de l’école normale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa et leur représentant légal étaient au Canada pour dénoncer la violence étatique et les lacunes de reddition de comptes au Mexique. Ils ont été reçus à l’Assemblée nationale du Québec, qui a voté une motion unanime de solidarité. Ceux-ci ne sont que des cas emblématiques, sous le gouvernement de Peña Nieto, où des attaques massives ont été perpétrées par les forces de l’ordre, comme dans les cas de Ostula, Apatzingan, Tlatlaya, etc.

 

La violence généralisée au Mexique a commencé à s’intensifier depuis une dizaine d’années obligeant des milliers de Mexicain-e-s à quitter le pays vers l’étranger, dont le Canada. De nombreuses demandes d’asile au Canada se sont vues refuser au motif d’un manque de preuves, et en particulier depuis que le Mexique a été désigné en 2013 comme un pays faisant partie intégrante de la liste des « Pays d’origine désignés » (POD), lesquels voient leurs ressortissants considérablement réduits dans leurs possibilités de demander l’asile au Canada, même s’ils font l’objet de menaces réelles.

Bon nombre de Mexicain-e-s viennent au Canada à travers le Programme des travailleuses et travailleurs agricoles saisonniers (PTAS), qui expose la main d’œuvre mexicaine à plusieurs types d’exploitations et d’abus. L’immobilité dans le marché du travail canadien, l’impossibilité d’accéder à la résidence permanente et l’isolement dans les lieux de travail sont les conditions structurelles que la main d’œuvre agricole saisonnière mexicaine doit accepter pour travailler au Canada, conférant tout le pouvoir dans la relation au patronat canadien. Alors que ce programme est présenté comme une formule gagnante pour toutes les parties intéressées, pour les travailleuses et travailleurs agricoles saisonniers, il représente l’autre face de la médaille de la criminalisation de l’immigration, étant la seule voie « légale » de la mobilité internationale.


Cette liste est un fil de presse en français pour les groupes militants à Montréal.

Pour s’inscrire au fil de presse en anglais, envoyez un courriel à newswire-subscribe@lists.riseup.net.

Pour être effacé de cette liste, envoyez un message à fildepresse-unsubscribe@lists.riseup.net.

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LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS

Posted on: June 2nd, 2016 by unidos

LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS


Solidarité Sans Frontières Déclare que le mois de juin 2016 sera le « mois contre les déportations ».

Dans un contexte grandissant de luttes pour la justice et la dignité de tous les migrant-e-s, réfugié-e-s et personnes sans papiers, Solidarité Sans Frontières et ses alliés organisent des actions tout le mois de juin afin de dénoncer la violence, le racisme et les oppressions liées au contrôle des frontières, tout en soulignant l’impact de ce contrôle sur la vie quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Cet été, nous unissions nos voix en tant que membres de nos communautés, militant-e-s et passionné-e-s de la justice, à travers des projets artistiques, des manifestations, des repas communautaires et une multitude d’activités pour résister aux frontières coloniale ainsi que des économies construites sur la déportation de certaines personnes.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en juin et pour le futur!
Plus une seule déportation !
Ça suffit les frontières colonialistes !

Programme des événements ::

★ Samedi 4 juin @13h: La folie des frontières, action de théatre
★ Samedi 4 juin @19h: Manif et fête de rue avec le Collectif de résistance antiraciste
★ Samedi le 11 juin @Parc Jarry, 8h a 18h: Pique-nique et football avec Football antiraciste [https://www.facebook.com/events/476583835872683/]
★ Lundi le 13 juin @18h: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs.
★ Mardi le 14 juin @18h30: atelier “Bâtir une cité sans frontières”
★ Jeudi 16 juin @Parc Jarry: projection du film avec Cinema Politica
★ Lundi le 20 juin @18h30: atelier pour nouvelles.aux membres de SSF
★ Samedi et dimanche le 25&26 juin: Fête et peinture de murale

Dans la dernière décennie, le contrôle des frontières racistes et islamophobes se sont renforcés. Ces contrôles solidifient les « pays du nord » afin de limiter la migration de personnes venant des « pays du sud », bienvenues seulement si elles contribuent au capitalisme destructeur du Canada, ou si elles en sont exploitées. En agrandissant son pouvoir à travers l’impérialisme et l’occupation coloniale des territoires autochtones, le Canada utilise ces contrôles pour assurer la précarité de certaines personnes, les rendant facilement exploitables.

Tout en dénonçant cette réalité, nous voulons célébrer les luttes inspirantes qui se sont organisées dans la dernière année afin de combattre le racisme et l’exploitation, par les migrant-e-s d’ici et d’ailleurs. Comme plusieurs personnes à travers le monde, nous avons pris les rues sous la bannière « bienvenue aux réfugié-e-s », alors que la « crise des migrant-e-s » attirait l’attention des grands médias occidentaux. Cette crise n’a rien de nouveau, mais il y a eu une augmentation significative des morts (par milliers) dans la dernière année, causées par des tentatives désespérées de traverser des frontières. À Montréal, nous avons vu naître une inspirante mobilisation émanant de la communauté Haïtienne à travers un collectif opposé aux déportations et le Comité d’action des personnes sans statut, suite à la levée du moratoire aux déportations vers Haïti et le Zimbabwe. Nous avons vu le Collectif des femmes sans statut de Montréal dénoncer courageusement leurs conditions d’oppression et d’exploitation, demandant un statut pour toutes et tous. Ces femmes vivent tous les jours comme si elles étaient cachées derrière un masque, invisibles, en se battant pour une vie digne, sécuritaire et paisible. Les personnes sans statuts continuent de vivre dans la précarité et dans l’ombre.

Alors que nous célébrons la résistance dans nos communautés, nous voulons aussi souligner la mort de ces personnes à qui on a enlevé la vie alors qu’elles étaient détenues par le contrôle frontalier et les autorités canadiennes. Depuis l’an 2000, 14 personnes sont mortes au Canada dans ces conditions. Plus récemment, en mars 2016, Francisco Javier Romero Astorga est mort alors qu’il était détenu dans le complexe correctionnel de Maplehurst, en Ontario.

Nous savons que les luttes contre les contrôles d’immigration, pour la justice et la dignité, sont combattues par des milliers de personnes dans notre ville et dans nos communautés, mais souvent de façon isolée. Nous voulons ainsi honorer ces personnes et leurs familles pour qui la résistance fait partie de leur vie quotidienne.

En confrontant et en combattant activement le racisme systémique inhérent au système d’immigration canadien, ses fondements oppressifs à travers le capitalisme et le colonialisme, nous aspirons à renforcer nos réseaux de solidarité et d’aide mutuelle, afin de contrer cette réalité ici à Montréal.

Joignez-vous à nous !

Urgent Help: Single Mom and Kids facing Eviction

https://www.generosity.com/emergencies-fundraising/urgent-help-single-mom-and-kids-facing-eviction

Projection « Dans l’ombre des frontières »

Posted on: May 19th, 2016 by unidos

Projection « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs

« Dans l’ombre des frontières » : une projection d’un documentaire suivi par une discussion

18h au Auditoire

5214 de Saint-Laurent (Radio Centre-Ville)

Dans l’ombre des frontières : Bande-annonce

On vous invite à la projection de « Dans l’ombre des frontières », le lundi 13 juin, un documentaire de 37 minutes réalisé en 2015.

Le Canada est-il vraiment aussi accueillant pour les migrants qu’il prétend l’être? « Dans l’ombre des frontières » démonte ce mythe et, à l’aide de nombreux récits personnels de détentions, de privations de services essentiels, d’exploitation et d’expulsions, montre à quel point la vie des personnes sans statut au Canada est marquée par la précarité. En faisant des liens entre ces récits personnels et des enjeux systémiques tels que la souveraineté autochtone, le rôle du Canada dans le déplacement forcé des migrants à l’étranger et les effets de ses politiques discriminatoires, ce documentaire met en lumière la résistance populaire aux pratiques gouvernementales xénophobes ainsi que la lutte perpétuelle des personnes migrantes pour la liberté de circulation.

Cette projection du documentaire est en anglais, français et espagnol avec les sous-titres dan français.

Site web: http://shadowofborders.com
Facebook: https://www.facebook.com/MigrantJusticeDocumentary
Email: info@shadowofborders.com

 

Après la projection, nous aurons une discussion pour parler du documentaire ainsi que les luttes migrantes actuelles. Des personnes qui ont participé dans la création du film et aussi des interviewées seront pressantes lors de la discussion.

Le documentaire est en anglais, français et espagnol et cette projection sera de la version sous-titrée en français. Par contre, il y aura des DVDs avec les versions en français et espagnol disponibles à l’événement.

Le but de ce documentaire est de se servir comme un outil de l’éducation populaire, alors si vous ne pouvez pas assistez à l’événement on vous encourage d’organiser votre propre projection. Si vous aimiez organiser une activité dans vos milieux, des personnes impliquées dans ce projet pourraient vous aider à animer un événement.

18h au Auditoire

5214 de Saint-Laurent (Radio Centre-Ville)

La salle est accessible aux fauteuils roulants. Il y a des toilettes accessibles.

Contactez-nous à mexicanxsunidxs@gmail.com

Suivez-nous sur notre site web et facebook pour recevoir des nouvelles concernant d’autres projections.

Website: http://mexregularizacion.org
Facebook: https://www.facebook.com/MurUnidxs
Email: mexicanxsunidxs@gmail.com

¡AQUÍ ESTAMOS Y AQUÍ NOS QUEDAMOS!

MEXICANXS UNIDXS POR LA REGULARIZACIÓN

mexregularizacion.org

twitter
@murunidxs

Communique Oaxaca

Posted on: March 28th, 2016 by unidos

Plus de 43 raisons pour ne pas oublier…

Posted on: September 24th, 2015 by unidos

Invitation aux médias.

Ayotzinapa : Plus de 43 raisons pour ne pas oublier…

Ayotzinapa

 

 

 

 

 

 

 

 

Commémoration de la disparition des 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, Guerrero, Mexique

Pour une période de six mois, un Groupe international d’enquêteurs indépendants (GIEI), formé par la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), a mené une contre-enquête sur l’enlèvement de 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa par des policiers municipaux corrompus. Les évènements enquêtés ont eu lieu le 26 septembre 2014, dans a ville d’Iguala, dans l’État du Guerrero.

Le rapport accuse les autorités fédérales et militaires de n’être pas intervenues alors qu’elles savaient que les étudiants étaient attaqués par les policiers municipaux dans neuf lieux différents. Ces évènements ont fait beaucoup plus de victimes que les six morts, la quarantaine de blessés et les quarante-trois disparus présentés dans la version officielle du gouvernement mexicain. La fameuse version historique des évènements d’Ayotzinapa s’est donc convertie en un mensonge historique depuis que le rapport du GIEI a démontré scientifiquement qu’il était impossible d’avoir brûlé les corps dans le dépotoir de Cocula.

Cependant, le gouvernement n’a pas autorisé les experts à interroger l’armée. Le Ministère de la défense a aussi empêché les experts d’avoir accès à plusieurs caméras de sécurité. La CIDH a offert vingt recommandations au gouvernement, dont l’ouverture d’une enquête sur les responsabilités ou omissions de la police fédérale et de l’armée.

Les organisations de défense des droits de la personne se montrent sceptiques. Amnistie Internationale dénonce « le manque de volonté dont font preuve les autorités pour retrouver les étudiants et déférer les responsables à la justice ».

Très critique, le rapport du GIEI a ravivé la colère des parents des disparus, qui dénoncent un « crime d’État » dissimulé par un gouvernement qui maintient la version officielle. « C’est l’État qui doit payer pour les conséquences de ses mensonges, de ses erreurs, et continuer avec les recherches », a déclaré la mère de l’un des étudiants disparus, Hilda Legideño Vargas.

« Selon les statistiques du gouvernement mexicain, ce sont plus de 26 000 personnes qui auraient disparu au cours des 7 dernières années. Comment un pays démocratique peut-il afficher un tel chiffre, qui dépasse ceux des dictatures militaires d’Amérique latine, le Chili ou l’Argentine des années 70 et 80? », ajoute Marie-Ève Marleau, coordinatrice du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL).

« Malgré tout, le Canada continue de reconnaître le Mexique comme un “pays sûr.” Signataire de l’ALÉNA, le Mexique est la cinquième plus importante destination des exportations canadiennes. Compte tenu de cette situation, quelle sera la position du nouveau gouvernement canadien qui sera élu cet automne? » se demande Inti Barrios, membre de Mexicain.e.s uni.e.s pour la régularisation (MUR).

 

Événements:

Vendredi, 25 septembre, 9h30-21h00

– UQAM, Pavillon Judith-Jasmin (405, rue Sainte-Catherine Est)

Exposition des 43 portraits des étudiants disparus et de caricatures politiques, performance de Inti Barrios y Rafael Lazano.

  • AGORA JUDITH-JASMIN, UQAM

Projection du documentaire Ayotzinapa: Chronique d’un crime d’État, 18h00-20h30.

  • Local J-1050

Samedi 26 septembre, 18h00-22h00
L’auditoire (5214 Boulevard Saint-Laurent)
Soirée d’information, de réflexion et de mise à jour sur le cas de la disparition forcée des 43 étudiants, Présentation de matériel vidéo, musique, poésie.

plus de info:

https://www.facebook.com/events/661710957298384/

mexicanxsunidxs@gmail.com

 

Expulsion violente et expropriation par la police fédérale à Tezoyuca

Posted on: September 13th, 2015 by unidos

Expulsion violente et expropriation par la police fédérale à Tezoyuca, dans l’État de Mexico


Le vendredi 4 septembre, la police fédérale de l’État de Mexico a procédé à une expulsion violente en prévision d’une expropriation de terres menée par une compagnie privée. Marisol Mendez Trujillo, fille d’une des personnes affectées, relate les événements de la dépossession : « L’entreprise Lynx Constructora a démoli l’unique patrimoine de mon père, et ce, sans donner d’avis d’expropriation. Ils l’ont littéralement chassé de sa maison! ». Madame Mendez et sa famille ont vécu 5 ans au Canada en attendant une réponse à leur demande d’asile politique qui fut refusée et suivie d’une déportation.

Les victimes ont déposé un appel pour avoir 20 jours de préavis,  demandant ainsi une audience le 11 septembre lors de laquelle auraient été discutés les termes d’un accord de déplacement. Le président de Tezoyuca, Arturo Ahumada Cruz, accompagné de son épouse qui est présidente du DIF, a affirmé qu’il ne connaissait pas les conditions de l’expropriation et que, si le dossier avait été dans ses mains, il aurait empêché que l’expropriation ait lieu.

Les personnes affectées soulignent avoir des preuves suffisantes où l’ingénieur de Constructora, Roberto Muñoz, aurait utilisé une fausse information pour justifier la démolition de leur patrimoine. Muñoz aurait allégué que les personnes expulsées exigeaient des montants exagérés demandés au client et, selon lui, ils auraient triplé le coût de la propriété afin de ne pas vendre; la famille affirme qu’elle était sur le point d’arriver à un accord de permutation à travers lequel elle aurait reçu une propriété similaire de superficie égale.

Mme Marisol Mendez est arrivée à Montréal (Québec) Canada en 2008 avec sa famille pour demander l’asile pour cause d’harcèlement, vol et extorsion de fonds. Elle et sa famille ont été déportées au Mexique en mars 2013, après avoir vu leur demande d’asile au Canada rejetée. Actuellement, le père de Mme Mendez est en dépression totale et sa mère – qui souffre d’une pression artérielle incapable à contrôler –  furent complètement dépouillés : lors de l’expropriation, ils ne purent amener avec eux que les vêtements qu’ils portèrent à ce moment. Dans les mots de Mme Mendez, toute la famille est outrée, frustrée et se sent impuissante, « nous ne pouvons plus endurer cette douleur ».

Les autorités canadiennes poursuivent avec leurs politiques de migration basées sur des pratiques discrétionnaires et sur l’exclusion, empêchant ainsi à des milliers de Mexicain.es d’avoir accès au refuge et les condamnant à subir la violence de l’État et la répression. Mettre le Mexique sur la liste des pays sûrs rend difficiles les possibilités d’asile et conserver l’imposition du visa pour les Mexicain.es en raison de la criminalité au pays est un autre exemple de contradiction de politiques discriminatoires canadiennes.

Face à cette situation, Mexicain.es uni.es pour la régularisation (MUR) communiquent ces deux messages.

Aux autorités compétentes : le MUR exige la réinstallation immédiate et la restauration des propriétés ainsi que l’indemnisation des dommages et préjudices subis;

Aux autorités du Canada et du Mexique : le MUR les reconnaît comme responsables en cas de préjudice physique ou moral subi par la famille Reyes Mendez Trujillo et la communauté Tezoyuca.

À la population générale    le MUR invite a  envoyer vous don a ELEKTRA a l’adresse Priv. Josefa Ortiz de Dominguez No. 11 Barrio de la resurrección Tezoyuca, Estado de México, México a nom de Marisol.

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

Posted on: July 14th, 2015 by unidos

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

https://www.facebook.com/events/702832409862282/

Rassemblement
Dimanche le 19 juillet à 14h
au coin de Queen-Mary et Côte-des-neiges (dans le parc)

Levée de fonds indiegogo
https://www.indiegogo.com/projects/justice-pour-noe-et-tous-les-travailleurs-migrants#/story

Notre camarade et ami Noé a mené une lutte pendant 7 ans afin d’obtenir justice face à la compagnie Savoura, son ancien employeur,qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008, dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Il travaillait à la récolte des tomates, dans les serres de Savoura. Après que Noé ait participé à l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux, Savoura l’a congédié. Noé a ensuite été renvoyé de force vers le Guatemala.

Il est par la suite revenu au Canada et a porté plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui a donné raison : Savoura a congédié Noé sans raison juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm).

Cela constituait une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, au cours du printemps 2015, avant même de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite. Pourtant, on retrouve toujours des produits étiquetés au nom de la compagnie Savoura dans les commerces…

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs et travailleuses migrant-e-s temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire et qu’ils cessent l’exploitation des travailleurs et travailleuses migrant-e-s.

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Le Comité justice pour Noé
du Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-sMexicain-e-s uni-e-s pour la régularisationSolidarité sans frontières, le Comité pour les droits humaines en Amérique latineObservatoire critique de droits humains des immigrants et immigrantes et Syndicat industriel des travailleuses et travailleurs

Des organisations québécoises et canadiennes manifestent leur profonde préoccupation concernant la répression violente de l’État mexicain contre sa population civile

Posted on: June 5th, 2015 by unidos

Élections au Mexique: des organisations québécoises et canadiennes manifestent leur profonde préoccupation concernant la répression violente de l’État mexicain contre sa population civile

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Montréal, Québec, 5 juin 2015. Le dimanche 7 juin sera un jour d’élections au Mexique. Les gouverneurs de 9 entités fédérales, les autorités municipales et les députés locaux de 17 États et des députés fédéraux dans l’ensemble du pays seront élus. La présente période électorale a été particulièrement violente avec l’assassinat de 20 candidats dans 10 États. 6 personnes civiles ont aussi perdu la vie, 4 à Ixcaputzalgo, au Guerrero, et 2 à Peto, au Yucatán, et 6 autres ont gravement été blessées lors des affrontements de Peto au Yucatán. De plus, 70 enlèvements et menaces d’extorsion et de mort commis par des groupes armés liés à des intérêts électoraux ont été recensés. Dans au moins 6 États (Chiapas, Guerrero, Michoacán, Oaxaca, Puebla et Veracruz), des délégations de l’Institut National Électoral (INE) ont fait l’objet d’attaques de groupes dissidents lors desquelles du matériel électoral a été détruit ou brûlé, en particulier au Guerrero et à Oaxaca.

Alors qu’une forte crise des droits humains sévit au pays, dévoilée au niveau international en raison des mobilisations de la société civile pour réclamer justice pour les 43 étudiants disparus en septembre dernier, mais aussi avec les récents massacres et exécutions extrajudiciaires ayant impliqué les forces armées, la police fédérale et/ou la police municipale à Tlatlaya, Apatzingán y Tanhuato; diverses organisations de la société civile mexicaine ont lancé un appel à suspendre les élections jusqu’à ce que réapparaissent en vie les 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, qui ont été enlevés par les forces policières locales avec l’implication de la police fédérale et l’armée. Ce cas emblématique s’ajoute à plus de 24 000 cas de disparitions depuis 2006, avec une moyenne de 13 disparitions par jour depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Peña Nieto, ainsi qu’à plus de 100 000 assassinats et 250 000 déplacements forcés pendant cette période.

Dans un communiqué du 1er juin 2015, le Conseil populaire de Tixtla a dénoncé le harcèlement et la persécution dont fait l’objet l’organisation de la part du gouvernement mexicain, au moyen de l’infiltration de la police ministérielle vêtue en civil pour surveiller et intimider les personnes liées à son organisation. D’autre part, le Comité des étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa a dénoncé le 2 juin 2015 une irruption dans l’établissement de la police fédérale, qui a arrêté 3 étudiants de manière arbitraire. Par la suite, les étudiants ont été libérés après 24 heures en raison des pressions citoyennes. Le mercredi 3 juin, plus de 1 000 policiers fédéraux étaient postés près de l’École normale d’Ayotzinapa et ils ont attaqué, à Titxla, Guerrero, un autobus se dirigeant à Chilpancingo avec à bord des étudiants et des membres des familles des 43 étudiants disparus. Cette attaque a fait plusieurs blessés.

Ensuite, des organisations civiles ont constaté depuis le mardi 2 juin l’arrivée de tanks militaires dans les États du Guerrero et de Michoacán, images dignes d’un pays en guerre. Jusqu’à présent, le gouvernement mexicain a privilégié la voie de l’intimidation, de la répression et de la torture pour résoudre le conflit et juger les détenus, comme le signale le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan Méndez, dans son rapport sur le Mexique publié en décembre 2014.

À la lumière des faits mentionnés et de tant d’autres qui attestent de la politique actuelle de criminalisation de la contestation sociale et de répression de la part du gouvernement mexicain, les organisations signataires manifestons notre profonde préoccupation concernant les mesures antidémocratiques, la répression et les éventuels actes de torture et assassinats qui pourraient être commis par le gouvernement mexicain sous le prétexte du maintien de l’ordre lors des élections du dimanche 7 juin 2015 et exigeons que cessent immédiatement les abus des forces policières et que le droit soit respecté. Ce faisant, nous demandons à la communauté internationale de demeurer vigilante face à l’évolution de la situation et de dénoncer publiquement tout acte de répression commis par des organes liés au gouvernement mexicain.

 

Contact :

Comité pour les droits humains en Amérique latine – 514-358-2227 – coordo@cdhal.org

 

Sources:

Centro de medios libres. “3 de junio ALERTA AYOTZINAPA: Continua y arrecia el sitio y represión federal a escuela normal Isidro Burgos”. Consulté le: 3 juin 2015. http://www.centrodemedioslibres.org/2015/06/03/3-de-junio-alerta-ayotzinapa-continua-y-arrecia-el-sitio-y-represion-federal-a-escuela-normal-isidro-burgos/

Elecciones en México. Consulté le: 3 juin 2015. https://ciudadania.ife.org.mx/portalElenmex2010/mapa.do?metodo=cargaDatos .

Proceso. “Elecciones 2015, el sello de la violencia”. 2 de junio del 2015.  Consulté le: 3 juin 2015.  http://www.proceso.com.mx/?p=406191

Proceso. “Con Peña Nieto, 13 desaparecidos al día”. 7 de febrero del 2015. Fecha de consulta: 3 de junio del 2015. http://www.proceso.com.mx/?p=395306

Regeneración Radio. Consulté le: 3 juin 2015. http://regeneracionradio.org/index.php/portada/item/4578-comunicado-del-consejo-popular-de-tixtla-guerrero

Informe México. Consulté le: 3 juin 2015. http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/HRC/28/68/add.3

http://www.centrodemedioslibres.org/2015/06/03/3-de-junio-alerta-ayotzinapa-continua-y-arrecia-el-sitio-y-represion-federal-a-escuela-normal-isidro-burgos/

 

Signataires

Association des travailleurs et des travailleuses d’Agence d’emploi (ATTAP)

BC Teachers’ Federation

Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social (CIBLES)

Cambridge Mexico Solidarity (Unites States)

Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI)

Coalition québécoise sur les impacts socio-environnementaux des transnationales en Amérique latine

CoDevelopment Canada

Colectivo de Inmigrantes Españoles en Montréal- CIEM

Comité pour les droits humains en Amérique latine

Comité de solidarité québécoise avec Ayotzinapa

Commons Frontiers

Consejo Indígena Popular de Oaxaca-Vancouver

Costureras de sueños-Montréal

Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques de l’Université du Québec à Montréal (GRÉPIP)

Québec Solidaire

Mexicain-e-s Uni-e-s pour la Régularisation

Bloc d’artistes du CTI

Ligue des droits et libertés

L’OBSERVATOIRE CRITIQUE DE DROITS HUMAINS DES IMMIGRANT-E-S (OCDHII)

MiningWatch Canada

Observatorio Crítico de Derechos Humanos para los Inmigrantes
Sussex Mexico Solidarity (England)