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LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS

Posted on: June 2nd, 2016 by unidos

LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS


Solidarité Sans Frontières Déclare que le mois de juin 2016 sera le « mois contre les déportations ».

Dans un contexte grandissant de luttes pour la justice et la dignité de tous les migrant-e-s, réfugié-e-s et personnes sans papiers, Solidarité Sans Frontières et ses alliés organisent des actions tout le mois de juin afin de dénoncer la violence, le racisme et les oppressions liées au contrôle des frontières, tout en soulignant l’impact de ce contrôle sur la vie quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Cet été, nous unissions nos voix en tant que membres de nos communautés, militant-e-s et passionné-e-s de la justice, à travers des projets artistiques, des manifestations, des repas communautaires et une multitude d’activités pour résister aux frontières coloniale ainsi que des économies construites sur la déportation de certaines personnes.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en juin et pour le futur!
Plus une seule déportation !
Ça suffit les frontières colonialistes !

Programme des événements ::

★ Samedi 4 juin @13h: La folie des frontières, action de théatre
★ Samedi 4 juin @19h: Manif et fête de rue avec le Collectif de résistance antiraciste
★ Samedi le 11 juin @Parc Jarry, 8h a 18h: Pique-nique et football avec Football antiraciste [https://www.facebook.com/events/476583835872683/]
★ Lundi le 13 juin @18h: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs.
★ Mardi le 14 juin @18h30: atelier “Bâtir une cité sans frontières”
★ Jeudi 16 juin @Parc Jarry: projection du film avec Cinema Politica
★ Lundi le 20 juin @18h30: atelier pour nouvelles.aux membres de SSF
★ Samedi et dimanche le 25&26 juin: Fête et peinture de murale

Dans la dernière décennie, le contrôle des frontières racistes et islamophobes se sont renforcés. Ces contrôles solidifient les « pays du nord » afin de limiter la migration de personnes venant des « pays du sud », bienvenues seulement si elles contribuent au capitalisme destructeur du Canada, ou si elles en sont exploitées. En agrandissant son pouvoir à travers l’impérialisme et l’occupation coloniale des territoires autochtones, le Canada utilise ces contrôles pour assurer la précarité de certaines personnes, les rendant facilement exploitables.

Tout en dénonçant cette réalité, nous voulons célébrer les luttes inspirantes qui se sont organisées dans la dernière année afin de combattre le racisme et l’exploitation, par les migrant-e-s d’ici et d’ailleurs. Comme plusieurs personnes à travers le monde, nous avons pris les rues sous la bannière « bienvenue aux réfugié-e-s », alors que la « crise des migrant-e-s » attirait l’attention des grands médias occidentaux. Cette crise n’a rien de nouveau, mais il y a eu une augmentation significative des morts (par milliers) dans la dernière année, causées par des tentatives désespérées de traverser des frontières. À Montréal, nous avons vu naître une inspirante mobilisation émanant de la communauté Haïtienne à travers un collectif opposé aux déportations et le Comité d’action des personnes sans statut, suite à la levée du moratoire aux déportations vers Haïti et le Zimbabwe. Nous avons vu le Collectif des femmes sans statut de Montréal dénoncer courageusement leurs conditions d’oppression et d’exploitation, demandant un statut pour toutes et tous. Ces femmes vivent tous les jours comme si elles étaient cachées derrière un masque, invisibles, en se battant pour une vie digne, sécuritaire et paisible. Les personnes sans statuts continuent de vivre dans la précarité et dans l’ombre.

Alors que nous célébrons la résistance dans nos communautés, nous voulons aussi souligner la mort de ces personnes à qui on a enlevé la vie alors qu’elles étaient détenues par le contrôle frontalier et les autorités canadiennes. Depuis l’an 2000, 14 personnes sont mortes au Canada dans ces conditions. Plus récemment, en mars 2016, Francisco Javier Romero Astorga est mort alors qu’il était détenu dans le complexe correctionnel de Maplehurst, en Ontario.

Nous savons que les luttes contre les contrôles d’immigration, pour la justice et la dignité, sont combattues par des milliers de personnes dans notre ville et dans nos communautés, mais souvent de façon isolée. Nous voulons ainsi honorer ces personnes et leurs familles pour qui la résistance fait partie de leur vie quotidienne.

En confrontant et en combattant activement le racisme systémique inhérent au système d’immigration canadien, ses fondements oppressifs à travers le capitalisme et le colonialisme, nous aspirons à renforcer nos réseaux de solidarité et d’aide mutuelle, afin de contrer cette réalité ici à Montréal.

Joignez-vous à nous !

Urgent Help: Single Mom and Kids facing Eviction

https://www.generosity.com/emergencies-fundraising/urgent-help-single-mom-and-kids-facing-eviction

Projection « Dans l’ombre des frontières »

Posted on: May 19th, 2016 by unidos

Projection « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs

« Dans l’ombre des frontières » : une projection d’un documentaire suivi par une discussion

18h au Auditoire

5214 de Saint-Laurent (Radio Centre-Ville)

Dans l’ombre des frontières : Bande-annonce

On vous invite à la projection de « Dans l’ombre des frontières », le lundi 13 juin, un documentaire de 37 minutes réalisé en 2015.

Le Canada est-il vraiment aussi accueillant pour les migrants qu’il prétend l’être? « Dans l’ombre des frontières » démonte ce mythe et, à l’aide de nombreux récits personnels de détentions, de privations de services essentiels, d’exploitation et d’expulsions, montre à quel point la vie des personnes sans statut au Canada est marquée par la précarité. En faisant des liens entre ces récits personnels et des enjeux systémiques tels que la souveraineté autochtone, le rôle du Canada dans le déplacement forcé des migrants à l’étranger et les effets de ses politiques discriminatoires, ce documentaire met en lumière la résistance populaire aux pratiques gouvernementales xénophobes ainsi que la lutte perpétuelle des personnes migrantes pour la liberté de circulation.

Cette projection du documentaire est en anglais, français et espagnol avec les sous-titres dan français.

Site web: http://shadowofborders.com
Facebook: https://www.facebook.com/MigrantJusticeDocumentary
Email: info@shadowofborders.com

 

Après la projection, nous aurons une discussion pour parler du documentaire ainsi que les luttes migrantes actuelles. Des personnes qui ont participé dans la création du film et aussi des interviewées seront pressantes lors de la discussion.

Le documentaire est en anglais, français et espagnol et cette projection sera de la version sous-titrée en français. Par contre, il y aura des DVDs avec les versions en français et espagnol disponibles à l’événement.

Le but de ce documentaire est de se servir comme un outil de l’éducation populaire, alors si vous ne pouvez pas assistez à l’événement on vous encourage d’organiser votre propre projection. Si vous aimiez organiser une activité dans vos milieux, des personnes impliquées dans ce projet pourraient vous aider à animer un événement.

18h au Auditoire

5214 de Saint-Laurent (Radio Centre-Ville)

La salle est accessible aux fauteuils roulants. Il y a des toilettes accessibles.

Contactez-nous à mexicanxsunidxs@gmail.com

Suivez-nous sur notre site web et facebook pour recevoir des nouvelles concernant d’autres projections.

Website: http://mexregularizacion.org
Facebook: https://www.facebook.com/MurUnidxs
Email: mexicanxsunidxs@gmail.com

¡AQUÍ ESTAMOS Y AQUÍ NOS QUEDAMOS!

MEXICANXS UNIDXS POR LA REGULARIZACIÓN

mexregularizacion.org

twitter
@murunidxs

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

Posted on: July 14th, 2015 by unidos

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

https://www.facebook.com/events/702832409862282/

Rassemblement
Dimanche le 19 juillet à 14h
au coin de Queen-Mary et Côte-des-neiges (dans le parc)

Levée de fonds indiegogo
https://www.indiegogo.com/projects/justice-pour-noe-et-tous-les-travailleurs-migrants#/story

Notre camarade et ami Noé a mené une lutte pendant 7 ans afin d’obtenir justice face à la compagnie Savoura, son ancien employeur,qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008, dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Il travaillait à la récolte des tomates, dans les serres de Savoura. Après que Noé ait participé à l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux, Savoura l’a congédié. Noé a ensuite été renvoyé de force vers le Guatemala.

Il est par la suite revenu au Canada et a porté plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui a donné raison : Savoura a congédié Noé sans raison juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm).

Cela constituait une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, au cours du printemps 2015, avant même de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite. Pourtant, on retrouve toujours des produits étiquetés au nom de la compagnie Savoura dans les commerces…

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs et travailleuses migrant-e-s temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire et qu’ils cessent l’exploitation des travailleurs et travailleuses migrant-e-s.

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Le Comité justice pour Noé
du Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-sMexicain-e-s uni-e-s pour la régularisationSolidarité sans frontières, le Comité pour les droits humaines en Amérique latineObservatoire critique de droits humains des immigrants et immigrantes et Syndicat industriel des travailleuses et travailleurs

Nous n’inventons pas l’existence des morts, pas plus que la peur.

Posted on: November 17th, 2014 by unidos

Montréal, le 9 novembre 2014

 

Steven Harper, Premier Ministre
Chris Alexander, Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration
Steven Blaney, Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
Le Canada doit retirer le Mexique de la liste des pays d’origine désignés (POD) – pays sûrs pour les réfugiés. Depuis la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain en 1994, 20 millions de Mexicains ont été contraints de migrer, de peur de mourir aux mains du crime organisé ou du gouvernement répressif, à la recherche d’une vie sûre dans des pays tels que le Canada. De surcroit, les minières canadiennes installées au Mexique , par leurs activités, le déplacement, la pauvreté, la violence, les catastrophes naturelles, l’effondrement social et la mort au Mexique!

Il est politiquement et humainement immoral que le gouvernement canadien considère le Mexique comme partenaire d’échange dans le cadre de l’ALENA. Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration a déclaré officiellement en février 2013 (1) : «Cette décision va décourager les faux demandeurs d’asile qui essaient de profiter d’un système qui leur permet de rester au Canada pendant des années, même si leurs demandes sont rejetées.”

Et que dire des six personnes sauvagement assassinées dernièrement (3 étudiants, l’un d’eux, Julio Cesar Mondragon, a été trouvé les yeux arrachés) ou des 43 étudiants d’Ayotzinapa (dans l’état du Guerrero), qui sont toujours portés disparus et dont la disparition est clairement liée au crime organisé via la police locale et l’armée, qui agissent ainsi en toute impunité (2). Il est aussi question de la douleur et de la terreur que les familles vivent après avoir reçu des menaces de mort lorsqu’elles ont exigé publiquement que leurs enfants leurs soient rendus en vie: “Vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons.”

Nous parlons également des plus de 130 000 Mexicains qui ont été tués (3 – y compris des enfants et des femmes enceintes- entre 2007 et 2013; des 36 718 personnes qui sont mortes de la violence dans les vingt premiers mois de l’administration de l’actuel Président Enrique Peña Nieto; des 26 000 personnes disparues de 2005 à ce jour (4); des 102 journalistes tués depuis 2000 ; des 24 disparus officiellement et des 222 agressés en 2014 (5). Nous parlons également des 22 personnes tuées – dont 3 enfants – aux mains de l’armée dans Tlatlaya, État de Mexico (6) ; Nous parlons aussi de Lucia Jiménez Vega cette migrante mexicaine âgée de 42 ans qui s’est suicidée à l’aéroport de Vancouver alors qu’elle était en garde à vue au centre de détention pour migrants de l’Agence des services frontaliers – ASFC, le 20 décembre 2013, (7). Elle fuyait le Mexique, pays de violations des droits humains.

Le Mexique fait face à 4 841 cas de torture déclarés et 9 758 cas de migrants enlevés, dont 158 cas sont collectifs, avec pas moins de 50 victimes chacun (8) et des plus de 6 femmes tuées chaque jour (9), et des 49 enfants qui sont morts dans l’incendie de la garderie ABC en 2009, tragédie évitable dont les parents n’ont toujours pas reçu justice (10).
Cela représente une partie des innombrables fosses pleines de corps démembrés qui ont été découvertes lors de la fouille d’élèves, une réalité de la vie pour les Mexicains, que le Canada ne reconnaît pas! Plus de 100 universités et plus de 103 organisations internationales dans le monde entier, le Congrès européen (11), l’ONU, la Commission interaméricaine des droits de l’homme de l’OEA (12) ainsi que le gouvernement américain, ont ouvertement admis et exprimé leurs préoccupations au sujet des violations des droits de l’homme au Mexique. Mais le Canada est encore silencieux !
Andrés Barreda, garant du Tribunal permanent des peuples chapitre Mexique (13) (TPP), a déclaré lors d’une entrevue: « Pourquoi le gouvernement canadien commenterait-il les événements de Ayotzinapa quand les sociétés minières canadiennes qui travaillent dans l’état du Guerrero là où se trouve la plus grande ceinture d’or du pays, n’ont rien dit. Ceci est un scandale, et ce silence, remarquablement très suspect. Nous savons que le trafic de drogue liée à l’exploitation minière est territoriale et géopolitique. Il terrorise la population et augmente la vulnérabilité des habitants locaux qui sont privés de leurs terres ou de ressources stratégiques telles que l’or, le fer, l’argent, le manganèse. Les minières sont impliquées dans le trafic de la drogue, le blanchiment d’argent “.
* Le Canada devrait revoir sa politique d’immigration et de protection des réfugiés (14) et rectifier sa liste des pays d’origine désignés (15).

Bien que nous élevions nos voix en faveur du Mexique, il n’est pas le seul pays à être considéré à tort sur la liste des pays d’origine désignés. Nombreux sont les citoyens de plusieurs pays qui souffrent d’atrocités similaires, y compris dans des cas liés à l’exploitation minière.
* Les employés, les agents et les juges CIC (Citoyenneté et Immigration Canada) et de la CISR (Commission de l’immigration et du statut de réfugié) rejettent les demandeurs d’asile en vertu de l’argument offensif qui dit que «nos présidents et les autorités mexicaines travaillent à assurer la sécurité,». Dans les faits, l’ASFC déporte les demandeurs d’asile à leur domicile “sûr”, souvent dans des conditions catastrophiques qui mènent … à la mort. La Mexicaine Veronica Castro a été trouvé mortes quelques jours après avoir été renvoyé au Mexique par l’ASFC (16).
Le Mexique n’est pas un pays sûr, c’est bien pour cela que le gouvernement du Canada met en garde ses citoyens des dangers de voyager au Mexique!

 

https://www.change.org/p/conservative-government-remove-mexico-from-the-refugee-list-of-safe-countries

Endorsement:

No One is Illegal-Vancouver, Mexicanos Unidos por la Regularización, Justicia for Migrant Workers, National Assembly for Environmental Affected, Solidaridad Sin Fronteras, Immigrant Workers Centre,Legacy of Equality, Leadership and Organizing, Radical Desi, Café Rebelde, Simon Fraser Public Interest Research Group, Comité Cerezo México, Building Bridges-Human Rights Vancouver, Vancouver South Cultural Project, Nuestras Hijas de Regreso a Casa (including the Mexican activists Humberto Robles, Marisela Ortíz and Malú García Andrade), the actresses Ana Colchero, Francisca Guillén y Pilar Ixquic Mata, the song-writer Michelle Solano,  the independent journalists Edgar Rocha and Dawn Paley, also Patricia Paul, judge during the pre-hearing of the Permanent People’s Tribunal, Chapter Mexico, about Migration, Refuge and Forced Displacement.

Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère

Posted on: August 4th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

pour diffusion immédiate

Un homme chilien défie la déportation et est forcé de se cacher pour prendre soin de sa mère; le Ministre de l’Immigration Chris Alexander est sommé d’intervenir

 

Montréal, 4 Août 2014 – Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère souffrante malgré l’ordre de déportation qui l’aurait envoyé au Chili le samedi 2 Août.

M. Reyes-Hidalgo est venu au Canada il y a quatre ans comme réfugié mais sa demande d’asile a été refusée. Pendant ce temps, sa mère, Julia Hidalgo-Aguilera, une citoyenne canadienne, a été diagnostiquée avec ALS. Parce que Mme Hidalgo-Aguilera est économiquement et physiquement dépendante de son fils, qui est son seul aidant, elle a fait une demande pour le parrainer. Il a également fait une demande de résidence permanente pour des considérations humanitaires. Cependant, le gouvernement a commencé le processus de déportation basé sur le refus de la demande de refuge avant qu’une décision soit rendue pour les autres nouvelles demandes.

« Le seul choix qu’il avait était celui de rester, parce qu’en réalité il n’y a personne d’autre pour prendre soin de Julia s’il n’est pas là », a dit Noé Arteaga, qui appuie la famille puisqu’ils ont désespérément essayé de trouver une solution légale avec les deux niveaux de gouvernement face à la déportation imminente. « Il a été forcé de se cacher pour avoir choisi le bien-être de sa mère par-dessus le sien, pour agir comme le bon fils qu’il est ».

« Hector et Julia ont fait tout ce qu’ils étaient censés faire selon Immigration Canada. Une demande pour parrainage a été déposée. Une autre application pour résidence permanente sur des motifs humanitaires a été déposée. Cette situation n’a aucun sens. C’est de la bureaucratie irrationnelle et de l’idéologie impitoyable devenant plus importante que les vies humaines. Il est complètement vain et cruel de séparer Julia de son fils et de la laisser sans la seule personne qui lui donne des soins », ajoute Mostafa Henaway, qui a aidé la famille à trouver une solution à travers les moyens réguliers.

Solidarité Sans Frontières appelle le Ministre Fédéral de l’Immigration Chris Alexander à régulariser la situation de M. Reyes-Hidalgo sans tarder. Selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, le Ministre Alexander doit répondre aux demandes déposées à l’intérieur du territoire pour la résidence permanente sur des motifs humanitaires comme celle de M. Reyes-Hidalgo. Le Ministre Alexander serait capable d’étudier et de répondre à la demande humanitaire de M. Reyes très rapidement, en permettant à Hector de retourner avec sa mère sans plus tarder.

Tandis que M. Hector Reyes-Hidalgo est caché, attendant une réponse du gouvernement, des amis de la famille ont organisé une rotation d’urgence pour prendre soin de Julia à court terme.

Source
Solidarity Across Borders:
www.solidarityacrossborders.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

DÉCLARATION PUBLIQUE: LA SANTÉ POUR TOUS ET TOUTES !

Posted on: May 8th, 2014 by unidos

 DÉCLARATION PUBLIQUE: LA SANTÉ POUR TOUS ET TOUTES !

- PAS D’AGENTS FRONTALIERS DANS NOS CLINIQUES ET HÔPITAUX

- POUR UNE CITÉ SANS FRONTIÈRES

(3 septembre 2013) La campagne Cité sans frontières à Montréal demande à tous les hôpitaux et à toutes les institutions médicales afin qu’ils refusent l’accès aux agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (l’ASFC).  Les établissements médicaux existent pour offrir l’accès des soins de santé de qualité, et non pour collaborer à la détention et la déportation des migrantEs. L’accès aux institutions médicales doit être interdit aux services frontaliers.

L’ASFC a déjà causé quelques situations de harcèlement dans les hôpitaux dans la région montréalaise.  En juillet, à l’Hôpital Général de Montréal, trois agents ont tenté d’arrêter une femme de 57 ans qui venait de subir un infarctus du myocarde.  Les agents sont même entrés dans la section de monitorage de la salle d’urgence. (infos: www.solidarityacrossborders.org/fr/supporters-outraged-at-cbsas-presence-at-montreal-general-hospital-to-detain-and-deport-a-57-year-old-woman-who-recently-suffered-heart-attack)

L’année passée, à l’hôpital Royal Victoria, des agents frontaliers sont aussi entrés dans la salle d’urgence, malgré l’opposition du personnel médical.  Plusieurs autres incidents ont été rapportés de manière crédible.

Le rôle des établissements médicaux est de fournir les meilleurs soins possibles aux patientEs, mission qui est gravement compromise par la présence des agents frontaliers.

Notre déclaration publique fait partie d’un effort plus large de construire une Cité sans frontières à Montréal qui rejette l’isolement et la peur et qui vise à créer des réseaux de soutien et d’entraide entre voisinEs, travailleurs et travailleuses, et les membres d’une communauté.

Nous revendiquons l’accès aux soins de santé pour tous-tes et voulons qu’on ne renie à personne des services de santé en raison de son statut d’immigration.  Nous soutenons également les efforts de préserver et renforcer un système de santé publique et universellement accessible.

Plus généralement, tout le monde devrait pouvoir accéder aux soins de la santé, à l’éducation, au logement social, aux banques alimentaires, aux prestations en assurance-emploi et toute autre forme de bien-être social, sans discrimination selon le statut d’immigration.  Les normes de travail et les droits de la personne doivent s’appliquer à tous et à toutes de façon équitable.

Nous invitons toutes les institutions médicales du Québec, et particulièrement dans la région de Montréal, à ne pas permettre la présence de l’ASFC sur les lieux, c’est une question urgente de santé et de politiques publiques.
—–

Cet appel est appuyé par les organismes et individus suivants, oeuvrant dans le secteur québécois de la santé:

Organisations:
- Solidarité sans frontières / Solidarity Across Borders, Montréal
- Centre d’aide aux familles latino américaines (CAFLA), Montréal
- Centre des femmes d’ici et d’ailleurs, Montréal
- Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, Montréal
- Collectif Justice Santé / Health Justice Collective, Montréal
- À deux mains services de santé / Head & Hands Health Services, Montréal
- Médecins du Monde Canada, Montréal
- Projet Refuge, Montréal


[Pour appuyer cette déclaration, en tant que quelqu’un qui travaille dans les soins de santé, svp écrire à solidaritesansfrontieres@gmail.com avec votre nom et affiliation(s); vous pouvez signer comme individu ou comme organisme. Si vous ne travaillez pas dans la santé, mais que vous voudriez soutenir la campagne Cité sans frontières, veuillez considérer la signature de la déclaration pour une Cité sans frontière comme organisme: www.solidarityacrossborders.org/fr/solidarity-city/solidarity-city-declaration. Contactez solidaritesansfrontieres@gmail.com pour endosser la Déclaration.]

Journée de élaboration de banier et convivence familiale

Posted on: May 6th, 2014 by unidos

À Montréal Qc. et par tout au Canada , il y a des milliers de familles qui vivent dans
l’invisibilité en raison de la vulnérabilité de son Statut; Cependant , de nombreuses organisations et individus se sont organisés pour faire valoir les droits des immigrantes en tant qu’être humains parce que nous avons tous le droit à une vie meilleure sous la protection et la sécurité de nos familles . Afin de visualiser , de sensibiliser et de mobiliser la population à son tour passer une journée à la fois de la convivence familiale avec nos voisins et amis, etc . Le MUR invite au public en général à promouvoir les 2 semaines d’activités organisées par la Coalition de Statut Pour Toutes et tout, également a mobiliser pour la manifestation le 7 Juin 2014.

Nous vous encourageons avec votre famille, amis, voisins et passer un journée de convice avec nous !!
Vous pouvez apporter des collations et boissons alimentaires à partager avec tout le monde!!

Journée de élaboration de banier et convivence familiale.

Dimanche 1 Juin , 2014
12:00
2515 Delisle ( CEDA ) Montréal Qc . H3J1K8 métro Lionel-Groux
Note: Le rende-vous sera dans le Parc.

Solidairement
Mexicain.e.s Uni.e.s Pour la Régularisation
Plus d information.
514-342-211 – 514-619-3648

Bâtir une Cité sans frontières

Posted on: November 13th, 2013 by unidos

Une invitation de Solidarité sans frontières …

Bâtir une Cité sans frontières: Une conférence sur l’établissement de nos réseaux d’entraide et de soutien collectif
Deux jours! Les 23 et 24 novembre 2013 (Montréal)
Solidarité sans frontières organise une conférence de deux jours sur les stratégies d’établissement et de consolidation des réseaux locaux d’entraide et de soutien, afin de permettre l’accès à des services de santé, d’éducation, d’alimentation, de logement et d’hébergement gratuits et de qualité, pour les immigrants sans papier et pour tous les résidents de Montréal. Nous invitons les membres des communautés locales, les organisateurs, les militant-e-s et toutes les personnes intéressées par le sujet.

Ateliers et débats prévus au cours du week-end :
Panel d’ouverture: Soutien à la souveraineté et l’auto-détermination autochtone (avec Ellen Gabriel, Amanda Lickers, C. Monge et Chelsea Vowel) * Éducation pour toutes et tous ! * Bouffe pour toutEs ! * Résistons la gentrification à Montréal * Déportations, prisons, et la “double peine” des migrant-e-s * Comment faire de nos hébergements des espaces sécuritaires: augmenter l’accessibilité aux femmes avec statut précaire * Soutien des migrant.e.s: un session de stratégie * La Santé pour tous et toutes: Partage de stratégies * Panel de clôture: Le mouvement sans frontières & Bâtir les cités sans frontières en Amérique du nord (New York, Toronto, Vancouver & Montréal)
QUAND: Le samedi 23 novembre et le dimanche 24 novembre, 9h00 – 17h30
OÙ : 1455, de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia
* Garderie et activités pour les enfants (gratuit)
* Traduction chuchotée (anglais, français, espagnol)
* Gratuit
* Accessibilité pour les fauteuils roulants
* Déjeuner et diner sur place
* Confirmer SVP votre participation (solidaritesansfrontieres@gmail.com / 438-933-7654)
* Cet événement s’adresse aux immigrantEs, aux organisateurs/organisatrices communautaires et autres sympathisantEs; les policiers et les grands médias ne sont pas invités.

ORDRE DU JOUR FINALE
SAMEDI LE 23 NOVEMBRE
* 9h – 10h : Déjeuner et café
* 10h – 12h : A) Panel d’ouverture: Soutien à la souveraineté et l’auto-détermination autochtone (avec Ellen Gabriel, Amanda Lickers, C. Monge et Chelsea Vowel)
* 12h – 13h30 : Dîner
* 13h30 – 15h : Ateliers: B) Éducation pour toutes et tous !; C) Bouffe pour toutEs! Statut pour tous et toutes !
* 15h30 – 17h : Ateliers: D) Résistons la gentrification à Montréal; E) Déportations, prisons, et la “double peine” des migrant-e-s
DIMANCHE LE 24 NOVEMBRE
* 9h30 – 10h : Déjeuner et café
* 10h – 12h : Atelier: F) Comment faire de nos hébergements des espaces sécuritaires: augmenter l’accessibilité aux femmes avec statut précaire
* 12h – 13h : Dîner
* 13h – 14h30 : Ateliers: G) Soutien des migrant.e.s: un session de stratégie; H) La Santé pour tous et toutes: Partage de stratégies
* 15h – 17h : I) Panel de clôture: Le mouvement sans frontières & Bâtir les cités sans frontières en Amérique du nord (New York, Toronto, Vancouver & Montréal)

[Les descriptions complètes ci-dessous ou www.solidarityacrossborders.org/fr/building-a-solidarity-city-conference-november-23-24/final-conference-schedule]
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-> Vous pouvez assister aux ateliers qui vous intéressent ou aux deux journées entières. Les ateliers seront surtout axés sur la discussion et le partage de stratégies entre les participant-e-s. Nous espérons que des projets concrets pourront émerger de cette journée.
 
-> Confirmez votre présence (et si possible les ateliers qui vous intéressent en particulier).

-> Le lieu est entièrement accessible en fauteuil roulant. Pour d’autres questions relatives à l’accessibilité, veuillez nous écrire à solidaritesansfrontieres@gmail.com
 
-> Nous offrons aussi un service de garde gratuit. Veuillez nous contacter (si possible 48 heures à l’avance) si vous pensez avoir besoin du service de garde.
 
-> Nous avons aussi un certain nombre de billets de métro/autobus disponibles. Vous pouvez nous contacter à ce sujet en écrivant à solidaritesansfrontieres@gmail.com

ENDOSSEZ la déclaration pour une Cité sans frontières:
Nous encourageons les organisations et les groupes montréalais à discuter et signer collectivement la déclaration pour une Cité sans frontières, sous le lien suivant: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/solidarity-city/solidarity-city-declaration

La déclaration pour une Cité sans frontières a été signée par les organisations suivantes : 
Solidarité sans frontières * Personne n’est illégal-Montréal / No One Is Illegal * Dignidad Migrante * Mexicains Unis pour la Regularisation (MUR) * Centre des travailleurs et travailleuses immigrantEs (CTI) * Apatrides anonymes * Artivistic * Assemblée populaire et autonome de Hochelaga (APAQ-Hochelaga) * Assemblée populaire et autonome de Montréal (APAM) * Assemblée populaire et autonome de Villeray (APAQ-Villeray) * Association pour la liberté d’expression * Association de locataires de Villeray (ALV) * Association of McGill University Support Employees (AMUSE) * La Belle Époque * Café l’Artère * Centre communautaire des femmes sud-asiatiques / South Asian Women’s Community Centre * Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF) * Centre des femmes d’ici et d’ailleurs * Centre des femmes italiennes de Montréal * Centre des femmes de Verdun * Centre d’orientation paralegale et sociale pour immigrants (COPSI) * Centre Québécois de Formation pour les jeunes en matière de droits humains  * Centre Social Autogéré de Pointe St-Charles * Chaotic Insurrection Ensemble * Coalition des familles homoparentales * Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) * Comité d’Action de Parc-Extension (CAPE) * Comité citoyen de Parc-Extension * Comité logement Ahuntsic-Cartierville * Comité logement de la Petite-Patrie * Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) * Conseil central du Montréal métropolitain-CSN * Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) * Coopérative d’habitation Le Peuplier de Pointe-Saint-Charles * Coopérative d’habitation Port d’attache (Parc Extension) * Laboratoire de recherche en relations intercuturels (LABRRI) * Médecins du Monde * Médi@s Libres – collectif de média alternatif * Mouvement Action Justice * People’s Potato * P.O.P.I.R. – Comité Logement * Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) * Quebec Public Interest Research Group (QPIRG) at Concordia * Quebec Public Interest Research Group (QPIRG) at McGill * Réseau de la Commission Populaire / People’s Commission Network * Réseau Koumbit * Services Juridiques Communautaires de Pointe- Saint-Charles et de Petite Bourgogne * Southwest Solidarity Network / le Réseau de Solidarité du Sud-Ouest * Stella, l’amie de Maimie * Syndicat des auxiliaires de recherche et d’enseignement du Concordia (SAREC/TRAC) * Tadamon
Si votre organisation souhaite appuyer cette déclaration, ou a besoin de plus d’information (incluant une présentation de la campagne de Cité solidaire), contactez-nous (solidaritesansfrontieres@gmail.com)
—–
ORDRE DU JOUR FINALE

 

A)

Présentation d’ouverture: Soutien à la souveraineté et l’auto-détermination autochtone.
Samedi le 23 novembre, 10h – 12h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Les confériencier(E)s confirmé(E)s :

* Ellen Gabriel: Ellen (Kanien’kehá:ka nation, Clan de la Tortue) est militante des droits humains des peuples autochtones, l’ancienne chef de l’Association des femmes autochtones du Québec, choisi par le peuple de la Maison Longue et sa communauté de Kanehsatà:ke pour être la porte-parole durant la “Crise  d’Oka” de 1990.

* Amanda Lickers: Amanda est une cis-femme anarcha-queer Onkwehon:we.  Elle appartient au Clan de la Tortue de la nation Onondowaga (Confédération Haudenosaunee). Dédiée à contrer l’écocide, à haïr la police et à la récolte de médicaments, Amanda espère oeuvrer à défaire tous les systèmes d’oppression et  à détruire toutes les infrastructures sociales, culturelles et matérielles qui maintiennent ces oppressions.

* C Monge: M. Monge est une personne autochtone (Nahuatl) déplacée du Mexique qui est demandeur d’asile au Canada depuis 2008. Il travail de près avec des personnes sans statut originaires du Mexique et d’autres pays d’Amérique Latine dans leur lutte pour l’inclusion dans la société Canadienne, à travers le processus de régularisation de leur statut migratoire. M. Monge est un membre actif de Mexicains Unis pour la régularisation et de la campagne Un statut pour tous et toutEs.

* Chelsea Vowel: Chelsea est Métis, Cris des Plaines du Lac Ste. Anne, Alberta. Elle enseigne aux jeunes Inuits sous la Direction de la Protection de la Jeunesse et publie un blog sous le nom de âpihtawikosisân. Chelsea est passionnée de droit, culture et de la langue. Elle essaie de déconstruire des mythes néfaste en espérant qu’il puisse y avoir restructuration et renouvèlement dans les relations entre Canadiens et Autochtones.

Extrait de la Déclaration en appui aux luttes et à la souveraineté autochtones: “Nous croyons que nous ne pouvons pas parler vraiment de l’apartheid mondial et des politiques migratoires injustes sans d’abord parler des réalités de l’apartheid ici, au Canada.

Depuis sa fondation, l’existence du Canada est basée sur le vol des terres autochtones et le génocide et le déplacement des peuples autochtones. Essentiellement, le traitement que l’État canadien réserve aux peuples autochtones, dans le passé comme aujourd’hui, est un système d’apartheid – de l’imposition de la Loi sur les Indiens, des Conseils de bande, du système de réserves, au vol d’enfants et aux pensionnats indiens; du vol continuel des terres et des ressources par les gouvernements et les entreprises, à l’appropriation culturelle des traditions et de la culture autochtones.

Aujourd’hui, cette tradition continue, soit par le taux disproportionné d’autochtones incarcéréEs par le système raciste des prisons canadiennes; par la complicité des autorités canadiennes avec la disparition ou le meurtre de centaines de femmes autochtones au cours des trois dernières décennies seulement; par les sociétés d’aide à l’enfance qui ont remplacé les pensionnats indiens pour perpétuer le vol d’enfants autochtones ou par des projets d’extraction des ressources comme celui des sables bitumineux en Alberta, qui contribuent à continuer la destruction environnementale des territoires des autochtones. Le passé génocidaire du Canada est célébré par les noms de nos rues et de nos villes et villages, tandis que nous continuons à effacer l’identité propre des peuples d’origine de ces terres.”

Lisez la déclaration ici: www.solidarityacrossborders.org/fr/statement-of-support-for-indigenous-struggles-and-sovereignty

B)

Atelier-Discussion:  Éducation pour toutes et tous !
Samedi le 23 novembre, 13h30-15h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Comment s’organiser pour assurer l’accès gratuit des enfants sans-papiers à l’éducation primaire et secondaire ? Comment faire des liens avec la lutte pour le droit à l’éducation gratuite et le mouvement contre le racisme et la xénophobie dans un contexte où la Charte des valeurs québécoises (projet de loi 60) attise le rejet de l’Autre ? Le Collectif éducation sans frontières (C.E.S.F.) vous invite à un atelier sur le thème de l’accès à l’éducation, afin de vous présenter sa campagne menée depuis deux années et mettre en commun nos idées concernant ses prochaines étapes. Vous êtes aussi invités à répondre et faire de propositions autour des questions suivantes : 1. Vous arrive-t-il de rencontrer le problème de l’exclusion de l’école en raison du statut migratoire ? 2. Que pourrions-nous faire ensemble pour rassembler nos forces et mettre fin à cette exclusion ? 

Cet atelier est organisé par les membres du Collectif éducation sans frontières. Info: www.solidarityacrossborders.org/fr/education-across-borders-collective

C)

Atelier-Discussion: Bouffe pour toutEs! Statut pour tous et toutes!
Samedi le 23 novembre, 13h30-15h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Dans cet atelier, nous ferons un survol de la campagne Bouffe Pour ToutEs. Cette campagne et cet atelier s’adresse aux organismes (et aux personnes) qui oeuvrent dans le secteur de l’aide alimentaire ainsi que tous ceux et celles qui désirent s’impliquer dans la campagne. Nous présenterons une analyse du système alimentaire qui s’inscrit dans une perspective sans frontière.

De plus, nous allons donner un aperçu des démarches entreprissent par le comité Bouffe Pour ToutEs afin d’atteindre notre objectif principal; soit de s’assurer que tous et toutes, sans égards pour le statut d’immigration, puissent avoir accès à une alimentation saine.

Le but de cet atelier est la création future d’un réseau montréalais d’entraide alimentaire formé d’individus et d’organismes qui oeuvrent collectivement afin que cet objectif devienne réalité.

D)

Atelier-Discussion: Résistons la gentrification à Montréal: Assurons l’accès au logement abordable, propre et sécuritaire pour tous.
Samedi le 23 novembre, 15h30-17h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Bâtir une Cité Sans Frontière c’est aussi de s’assurer que tous et toutEs ait accès à des logements sécuritaires, abordables. et salubres. Cela veut dire que devons nous assurer que les quartiers populaires ( St-Henri, Point-St-Charles, Verdun, Côte-des-Neiges, Parc Extension, Villeray, St-Michel, Ahuntsic, Plateau-Mt-Royal, Centre-Sud, Hochelaga  ) résiste à la gentrification environnante. La gentrification ou est un phénomène qu’on voit apparaître quand des quartiers populaires sont pris d’assaut par une nouvelles population à plus haut revenu. Cette nouvelle population arrive généralement avec l’apparition de nouveaux commerces (café, bistro, épicerie fine etc.) et la construction et la conversation de logements abordables en logements de luxe(Condominium).

Le logement privé à la base est accessible aux sans-papiers. Il ne faut pas de cartes ou de preuves de citoyenneté pour signer un bail avec un propriétaire. Cependant, la gentrification grandissante à Montréal, force les familles et les populations à faible revenues, dont font partie les sans-papiers, à quitter les quartiers qui étaient autrefois populaires.

L’objectif de cet atelier est de créer un comité actif contre la gentrification dans le cadre de la campagne pour une Cité Sans Frontière. Au cours de cet atelier, nous allons : i) partager des analyses de base sur la gentrification; ii) partager des informations concernant les campagnes locales contre la gentrification iii) Discuter de stratégies concernant la création d’un comité contre la gentrification, dans le cadre de la campagne pour bâtir une Cité Sans Frontière.

Un des objectifs de ce comité serait d’organiser, l’année prochaine, une assemblée populaire montréalaise pour lancer une campagne à long terme ( 5 ans) pour exiger un moratoire effectif sur la construction et la conversion de condominiums sur l’ensemble de l’île de Montréal. Le moratoire fait partie d’un effort afin de résister contre les promoteurs immobiliers et promotrices immobilières capitalistes à Montréal.

Cet atelier est ouvert à tous et toutes qui souhaiteraient faire partie du futur comité contre la gentrification, qui est d’accord avec les principes de Solidarité Sans Frontières pour des logements accessibles, sécuritaires et salubres ; et contre la gentrification et le capitalisme. On vous encourage à confirmer votre présence à l’atelier (solidaritesansfrontieres@gmail.com)

E)

Atelier-Discussion: Déportations, prisons, et la “double peine” des migrant-e-s
Samedi le 23 novembre, 15h30-17h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

La « double peine » décrit la politique injuste utilisée contre des non-citoyens et non-citoyennes qui reçoivent une mesure d’expulsion à cause d’une condamnation qui a déjà été purgée dans le cadre du système de justice pénale. En d’autres mots, les non-citoyen-ne-s qui commettent des actes criminels sont punis deux fois: une première fois lorsqu’ils-elles purgent leur peine et une deuxième fois lorsqu’ils-elles sont renvoyé-e-s du Canada de manière permanente, souvent après avoir vécu ici depuis leur enfance. Cet atelier est destiné aux membres de la communauté qui veulent se réunir pour lutter activement contre la double peine imposée aux personnes migrantes et qui voudraient s’impliquer dans les campagnes locales autour de cet enjeu. Le point de départ de cet atelier est notre opposition aux déportations et aux détentions, aux prisons et à l’industrie du système carcéral, et notre appui à la mise en place d’un programme de régularisation pour toutes les personnes migrantes sans-papiers, ainsi que l’abolition de la double peine.

Cet atelier est organisé par les membres de Personne n’est illégal-Montréal.

F)

Atelier-Discussion: Comment faire de nos hébergements des espaces sécuritaires: augmenter l’accessibilité aux femmes avec statut précaire
Dimanche le 24 novembre, 10h-12h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Quelles sont les vécus, les réalités des femmes et personnes trans vivant sans statut ou avec statut précaire ici à Montréal?  Quelles barrières confrontent-elles par le fait d’avoir un statut précaire en immigration face à l’accès aux centres d’hébergement?  Quelles sont les stratégies et pratiques des centres pour favoriser l’accès des femmes et personnes trans à un hébergement, sans regard à leur statut d’immigration?  Quels y seraient les manques et les  défis? Comment aborde-t-on la question des intéractions avec les agents frontaliers, la police et les divers.e.s représentant.e.s des autorités d’immigration?

Cet atelier vise à rassembler les travailleuses des divers centres d’hébergement et des centres de femmes à travers Montréal, ainsi que les femmes et personnes trans hébergées et directement touchées par le système d’immigration et/ou la violence.  Nous espérons créer un espace d’échange sur les pratiques de solidarité et de résistance employées par les maisons d’hébergement et les centres de femmes afin de favoriser la création des espaces véritablement sécuritaires pour toutEs.

Cet atelier et pour les personnes qui s’identifient comme des femmes et trans. Svp vous inscrire à l’avance pour cet atelier: solidaritesansfrontieres@gmail.com

[Solidarité Sans Frontières inclut les personnes trans qui s'identifient comme des femmes dans ses revendications et concepts concernant les femmes.  Nous reconnaissons que nous allons peut-être avoir à travailler avec des groupes ne partageant pas nos analyses, et nous tentons de bâtir un espace respectueux et collaborateur malgré ces différences politiques importantes.]

G)

Atelier-Discussion: Soutien des migrant.e.s: un session de stratégie
Dimanche le 24 novembre, 13h-14h30
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Cet atelier s’address aux personnes qui font un soutien direct dans leurs communautés avec des personnes qui luttent contre la système d’immigration, dehors d’un réseau institutionnel formel.

Celles et ceux qui travaillent dans les institutions sont invités à y assister, mais l’atelier est destiné à faire les liens entre la soutien direct populaire et la construction d’un mouvement anti-frontière.

Venez partager vos expériences et de ressources dans cette session de stratégie informelle.

H)

Atelier-discussion: La Santé pour tous et toutes: Partage de stratégies
Dimanche le 24 novembre, 13h-14h30
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Cet atelier est dédié aux organismes et personnes œuvrant dans le domaine de la santé et ayant signé la déclaration publique “Pas d’agents frontaliers dans nos cliniques et hôpitaux/La santé pour tous et toutes”. Il est aussi ouvert à ceux et celles qui seraient intéressé.e.s à joindre le nouveau comité de SSF, La Santé pour tous et toutes.

La signature de la déclaration constitue une première étape symbolique, une manière importante de démontrer que les fournisseurs de soins de santé se sont engagés à offrir des services de santé à tout le monde, peu importe le statut d’immigration, ainsi qu’à maintenir les agents frontaliers hors des établissements de santé. L’objectif de cet atelier est de créer un espace pour le dialogue sur les manières concrètes d’actualiser cet engagement, soit une occasion de partager des idées afin de parvenir à mettre la déclaration en pratique, par exemple à travers des discussions sur les barrières existantes et les façons de s’engager à les contourner, à les confronter et à les décomposer. Vous êtes invités à venir partager vos expériences personnelles ou organisationnelles des défis et réussites associés à l’offre de soins de santé pour tous et toutes.

Déclaration publique: Pas d’agents frontaliers dans nos cliniques et hôpitaux / La santé pour tous et toutes:
www.solidarityacrossborders.org/fr/public-statement-no-border-agents-in-our-hospitals-and-clinics-heath-care-for-all

I)

Panel de clôture: Le mouvement sans frontières & Bâtir les cités sans frontières en Amérique du nord (New York, Toronto, Vancouver & Montréal)
Dimanche le 24 novembre, 15h-17h
1455 de Maisonneuve Ouest, 7e étage, métro Guy-Concordia

Cette conférence partagera les expériences et l’analyse sur la construction de réseaux d’entraide mutuelle et de soutien des organisateurs communautaires de New York, Vancouver, Toronto et Montréal. Quelques-uns des conférenciers

- Juan Baro et Maria Mercado du Mouvement pour Justice dans El Barrio, New York
info: http://movementvsdawnayday.org/
- Harsha Walia de Personne n’est illegal-Vancouver info: http://noii-van.resist.ca/
- Des membres de Personne n’est illégal-Toronto
info: http://toronto.nooneisillegal.org/
- Jaggi Singh & Rosalind Wong de Solidarité sans frontière à Montréal
info: www.solidaritesansfrontieres.org

La nécessité d’un programme urgent de régularisation pour toutes et tous les immigrant-e-s

Posted on: September 19th, 2013 by unidos

Divers acteurs politiques et sociaux se donnent rendez-vous pour analyser les problématiques de la migration actuelle au Canada. La réalité est loin de ce que le gouvernement essaie de nous faire croire et le Canada ne mérite pas le titre de champion de droits de la personne. Bien au contraire, les violations aux droits fondamentaux des migrant-e-s s’aggravent avec l’instauration des nouvelles réformes légales contenues dans la loi C-31 de Harper. Cela s’ajoute aux détentions, aux déportations, aux abus au travail, au non-accès aux services fondamentaux comme la santé et l’éducation dont souffrent déjà les migrant-e-s. Face à cette situation, un programme urgent de régularisation semble être la seule solution qui peut garantir la vie, l’intégrité physique, la liberté et les droits de toutes et tous les migrant-e-s.

Programme

Vendredi 11 octobre, 16:00 à 18:00 salle R-R110
Premier Atelier

Les grands traits de la migration au Canada
Vendredi 18:00 à 19:00 pause-café salle R-R110

Vendredi 11 octobre, 19:00 à 21:00 salle R-R110
Deuxième Atelier.
Femmes immigrantes et LGTBQ.

Samedi 12 octobre, 9:30 à 12:00 salle DS-1950

Troisième Atelier.
Éducation, santé et travail.
12:00 à 13:00 lunch

Samedi 12 octobre, 13:00 à 15:00 salle DS-1950

Quatrième Atelier.
Les cas des communautés affectées, conclusions et clôture. FB

poster-fr
À partir de 16:00 cocktail culturel de clôture
Organisateurs: CUAL, DM, MUR, CTI, CDHAL, CIEM.

Demandes du MUR et de Dignidad Migrante concernant le travail précaire

Posted on: May 1st, 2013 by noe arteaga

 

1. Les agences d’emploi font partie du phénomène connu comme outsourcing ou tertiarisation du travail. À travers cette forme de surexploitation de la main-d’œuvre, les patrons augmentent leurs richesses au détriment des droits des travailleurs et travailleuses. À notre avis, la seule solution réaliste et de fond de cette problématique d’exploitation est l’interdiction totale de cette pratique qui élimine de facto les droits du travail en faveur du patronat.

2. Une telle interdiction permettra à la classe ouvrière (surtout immigrante) d’avoir plein accès aux droits élémentaires en matière du travail : droit à la syndicalisation, avantages sociaux (paiement d’heures supplémentaires, de vacances, avoir de cotisations au REER, salaires compétitifs sans  les coupures des agences, accès aux indemnisations et assurances dans les cas d’accidents de travail, etc.).

3. La suppression des agences d’emploi doit être accompagnée de l’expropriation de leurs biens et capitaux, ainsi que des amendes pour les entreprises que se sont servis d’elles. De cette façon, il existerait un fond pour commencer un programme de plein emploi.Nous proposons une banque d’emplois publique où toutes les entreprises auraient l’obligation d’embaucher de la main-d’œuvre manquante, avec des bureaux accessibles dans chaque arrondissement (en utilisant, par exemple, ceux des agences) et menés par les propres travailleurs  et travailleuses et leurs syndicats.

4.  Évidemment que nous croyons que toute demande en faveur des travailleurs et travailleuses précaires doit être accompagnée par des mesures minimes d’égalité sociale, telles que : la restitution des quantités coupées aux avantages sociaux; tels que l’aide sociale; le budget aux garderies; l’établissement des mesures comme l’élimination du billet santé; la non-hausse des droits de scolarité avec une augmentation du financement de l’éducation; la non-hausse des tarifs des services publics; ainsi que la taxation progressives des plus riches et des grandes compagnies (comme les banques et les minières). Aussi, il faut instaurer une échelle mobile des heures de travail (la répartition des emplois disponibles entre tous les travailleurs et toutes les travailleuses disponibles, comme cela a été fait en Gaspésie) (Le Devoir, 26/04/2013) et des salaires (avec augmentation automatique suivant la montée des prix de consommation), ainsi qu’une législation qui interdise les lock-outs.

5. À notre avis, la condition des travailleurs et travailleuse précaires est étroitement lié avec la condition et le statu migratoire. C’est pour cela que nous exigeons du gouvernement provincial l’élimination de la réquisition d’avoir un permis d’emploi pour permettre ainsi l’accès au travail digne avec tous les avantages légaux. En même temps, nous exigeons du gouvernement provincial du Québec qu’il fasse pression au gouvernement fédéral pour établir tout de suite un programme urgent de régularisation pour toutes et tous les immigrants et qui commence par l’arrêt immédiat des déportations. Nous croyons que cela est la seule manière de garantir et de sauvegarder l’intégrité physique, la vie et les droits fondamentaux de notre communauté et de toutes les communautés immigrantes.

Au même temps, on batte pour un reforme du travail que permettra l’accès aux tous et toutes les migrantes un travail digne avec les mêmes conditions que les citoyens et citoyennes peu importe leur statut implicite.