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Demandes du MUR et de Dignidad Migrante concernant le travail précaire

Posted on: May 1st, 2013 by noe arteaga

 

1. Les agences d’emploi font partie du phénomène connu comme outsourcing ou tertiarisation du travail. À travers cette forme de surexploitation de la main-d’œuvre, les patrons augmentent leurs richesses au détriment des droits des travailleurs et travailleuses. À notre avis, la seule solution réaliste et de fond de cette problématique d’exploitation est l’interdiction totale de cette pratique qui élimine de facto les droits du travail en faveur du patronat.

2. Une telle interdiction permettra à la classe ouvrière (surtout immigrante) d’avoir plein accès aux droits élémentaires en matière du travail : droit à la syndicalisation, avantages sociaux (paiement d’heures supplémentaires, de vacances, avoir de cotisations au REER, salaires compétitifs sans  les coupures des agences, accès aux indemnisations et assurances dans les cas d’accidents de travail, etc.).

3. La suppression des agences d’emploi doit être accompagnée de l’expropriation de leurs biens et capitaux, ainsi que des amendes pour les entreprises que se sont servis d’elles. De cette façon, il existerait un fond pour commencer un programme de plein emploi.Nous proposons une banque d’emplois publique où toutes les entreprises auraient l’obligation d’embaucher de la main-d’œuvre manquante, avec des bureaux accessibles dans chaque arrondissement (en utilisant, par exemple, ceux des agences) et menés par les propres travailleurs  et travailleuses et leurs syndicats.

4.  Évidemment que nous croyons que toute demande en faveur des travailleurs et travailleuses précaires doit être accompagnée par des mesures minimes d’égalité sociale, telles que : la restitution des quantités coupées aux avantages sociaux; tels que l’aide sociale; le budget aux garderies; l’établissement des mesures comme l’élimination du billet santé; la non-hausse des droits de scolarité avec une augmentation du financement de l’éducation; la non-hausse des tarifs des services publics; ainsi que la taxation progressives des plus riches et des grandes compagnies (comme les banques et les minières). Aussi, il faut instaurer une échelle mobile des heures de travail (la répartition des emplois disponibles entre tous les travailleurs et toutes les travailleuses disponibles, comme cela a été fait en Gaspésie) (Le Devoir, 26/04/2013) et des salaires (avec augmentation automatique suivant la montée des prix de consommation), ainsi qu’une législation qui interdise les lock-outs.

5. À notre avis, la condition des travailleurs et travailleuse précaires est étroitement lié avec la condition et le statu migratoire. C’est pour cela que nous exigeons du gouvernement provincial l’élimination de la réquisition d’avoir un permis d’emploi pour permettre ainsi l’accès au travail digne avec tous les avantages légaux. En même temps, nous exigeons du gouvernement provincial du Québec qu’il fasse pression au gouvernement fédéral pour établir tout de suite un programme urgent de régularisation pour toutes et tous les immigrants et qui commence par l’arrêt immédiat des déportations. Nous croyons que cela est la seule manière de garantir et de sauvegarder l’intégrité physique, la vie et les droits fondamentaux de notre communauté et de toutes les communautés immigrantes.

Au même temps, on batte pour un reforme du travail que permettra l’accès aux tous et toutes les migrantes un travail digne avec les mêmes conditions que les citoyens et citoyennes peu importe leur statut implicite.

 

Volantes

Posted on: February 2nd, 2013 by noe arteaga

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