‘Communiqués’

La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Posted on: August 24th, 2014 by unidos

Convocation aux médias

La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Sheila et Filles

Conférence de presse

Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-s, 4755 Van Horne, Bureau 110 (Métro Plamondon)

Dimanche le 24 août 2014 à 13h

Sheila, 27 ans, habite à Montréal depuis 2005 et est la mère de deux filles, âgées de cinq et huit ans. Sa déportation vers le Mexique est prévue le 30 août, le jour d’anniversaire de sa cadette.

Si elle est déportée, Sheila ne pourra pas amener ses enfants avec elle en raison d’un dossier de garde d’enfants avec le père qui n’est pas encore résout. En cas de déportation, Sheila sera aussi séparée de son conjoint, son réseau d’ami-e-s et d’autres membres de sa famille, dont son père, qui sont ici. Sheila a épuisé toutes ses ressources dans sa lutte avec l’immigration. De plus, elle a subi un accident récemment et vit maintenant avec un handicap. Elle n’a aucun réseau d’entraide au Mexique qu’elle a quitté il y a 9 ans.

Sheila a fui le Mexique à la suite d’expériences traumatisantes aux mains d’un ex-conjoint violent. Elle craint d’y retourner. Bien que le Canada qualifie le Mexique de pays sûr, dans les faits, le Mexique a un des plus hauts taux d’homicides au monde et la police est souvent de connivence avec le crime organisé.

La lutte que Sheila a menée pour obtenir la résidence permanente au Canada a été très éprouvante. En 2008, le gouvernement fédéral et le Québec avaient accepté sa demande de parrainage. Par contre, avant que la procédure ne soit complétée, son parrain a commis un geste violent à l’endroit de la cadette de Sheila, un crime dont il a été reconnu coupable. Le parrainage a été donc annulé. Toutefois, puisque le parrain était une personne protégée, il a pu demeurer au Canada malgré son dossier criminel. Immigration Canada a informé Sheila qu’elle pouvait également rester, car son dossier était lié à celui de son parrain. Tout à coup, au printemps 2014, Immigration Canada a informé Sheila qu’elle était sans statut et qu’elle devait quitter le Canada.

Sheila a maintenant une demande de parrainage en attente de la part de son conjoint, Michael-John Carrière, une demande pour un permis temporaire de résidence en plus d’une demande pour la résidence permanente pour motifs humanitaires. Le gouvernement fédéral insiste pour déporter Sheila avant même que les décisions ne soient rendues dans ces dossiers et avant même que le litige de la garde d’enfants ne soit réglé.

Sa demande de sursis administratif a déjà été rejetée par l’agence des services frontaliers du Canada, la cour fédérale examinera son dossier le 26 août.

Sheila et son avocate, Me Angela Potvin, vont parler aux médias lors d’une conference de presse dimanche le 24 août.

Source

Solidarité sans frontières

www.solidaritesansfrontieres.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère

Posted on: August 4th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

pour diffusion immédiate

Un homme chilien défie la déportation et est forcé de se cacher pour prendre soin de sa mère; le Ministre de l’Immigration Chris Alexander est sommé d’intervenir

 

Montréal, 4 Août 2014 – Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère souffrante malgré l’ordre de déportation qui l’aurait envoyé au Chili le samedi 2 Août.

M. Reyes-Hidalgo est venu au Canada il y a quatre ans comme réfugié mais sa demande d’asile a été refusée. Pendant ce temps, sa mère, Julia Hidalgo-Aguilera, une citoyenne canadienne, a été diagnostiquée avec ALS. Parce que Mme Hidalgo-Aguilera est économiquement et physiquement dépendante de son fils, qui est son seul aidant, elle a fait une demande pour le parrainer. Il a également fait une demande de résidence permanente pour des considérations humanitaires. Cependant, le gouvernement a commencé le processus de déportation basé sur le refus de la demande de refuge avant qu’une décision soit rendue pour les autres nouvelles demandes.

« Le seul choix qu’il avait était celui de rester, parce qu’en réalité il n’y a personne d’autre pour prendre soin de Julia s’il n’est pas là », a dit Noé Arteaga, qui appuie la famille puisqu’ils ont désespérément essayé de trouver une solution légale avec les deux niveaux de gouvernement face à la déportation imminente. « Il a été forcé de se cacher pour avoir choisi le bien-être de sa mère par-dessus le sien, pour agir comme le bon fils qu’il est ».

« Hector et Julia ont fait tout ce qu’ils étaient censés faire selon Immigration Canada. Une demande pour parrainage a été déposée. Une autre application pour résidence permanente sur des motifs humanitaires a été déposée. Cette situation n’a aucun sens. C’est de la bureaucratie irrationnelle et de l’idéologie impitoyable devenant plus importante que les vies humaines. Il est complètement vain et cruel de séparer Julia de son fils et de la laisser sans la seule personne qui lui donne des soins », ajoute Mostafa Henaway, qui a aidé la famille à trouver une solution à travers les moyens réguliers.

Solidarité Sans Frontières appelle le Ministre Fédéral de l’Immigration Chris Alexander à régulariser la situation de M. Reyes-Hidalgo sans tarder. Selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, le Ministre Alexander doit répondre aux demandes déposées à l’intérieur du territoire pour la résidence permanente sur des motifs humanitaires comme celle de M. Reyes-Hidalgo. Le Ministre Alexander serait capable d’étudier et de répondre à la demande humanitaire de M. Reyes très rapidement, en permettant à Hector de retourner avec sa mère sans plus tarder.

Tandis que M. Hector Reyes-Hidalgo est caché, attendant une réponse du gouvernement, des amis de la famille ont organisé une rotation d’urgence pour prendre soin de Julia à court terme.

Source
Solidarity Across Borders:
www.solidarityacrossborders.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

Conférence De Presse Pour Dévoiler La Nature Du Projet De Loi N°8 Présenté Par Le Ministre Du Travail, Sam Hamad, À L’Assemblée Nationale Du Québec.

Posted on: July 20th, 2014 by unidos

20130714-0168
© Photo: Victor Vargas Villafuerte . Quand: Dimanche le 20 juillet à 15h00
Où: Entrée principale de l’Oratoire saint-Joseph; 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal (Québec)
Qui: Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire et membre du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal

Ce dimanche 20 juillet, Noé Arteaga réalisera une conférence de presse sur le projet de loi n°8 qui effectue des amendements au Code du travail (Chapitre C-27). Ces amendements visent les travailleurs d’entreprises agricoles qui « emploie[nt] moins de trois salariés de façon ordinaire et continue ». Les organisations de défense des droits humains, des droits du travail et des travailleurs immigrants du Québec devraient être profondément préoccupées par ces modifications puisqu’elles excluent les travailleurs étrangers temporaires de réclamer la liberté de se syndicaliser et de défendre leurs droits face aux employeurs. « Il s’agit d’un processus graduel d’accroissement de la sphère privée des relations de travail, octroyant un plus grand pouvoir aux employeurs agricoles et générant encore plus de vulnérabilité pour les travailleurs » a indiqué Arteaga. Ce projet de loi a été présenté dans la frénésie de la fin de la session parlementaire par le nouveau Ministre du travail, le député libéral Sam Hamad, et n’a pas reçu beaucoup d’attention par les médias, ni par l’opinion publique, par les syndicats, par les employeurs, par les employés ou même par le gouvernement. Les modifications proposées portent atteinte directement aux droits des travailleurs agricoles, dont une grande partie, sinon la majorité, est composée par des travailleurs étrangers temporaires.

Selon les modifications proposées dans le projet de loi n°8, les dispositions des sections 1 et 2 du chapitre II, ainsi que les chapitres III à V du Code du travail ne seraient plus applicables aux travailleurs des entreprises agricoles employant moins de trois employés (article 111.27). De cette manière, on exclurait ces travailleurs de la législation qui régule les processus de syndicalisation et d’organisation des travailleurs, un droit fondamental pour n’importe quel travailleur. On exclurait aussi ces travailleurs des dispositions permettant d’établir des conventions collectives qui garantissent légalement le respect des droits fondamentaux des travailleurs par les employeurs. De la même manière, l’article 111.28 qui est proposé dans le projet de loi indique que « l’employeur doit donner à une association de salariés de l’exploitation agricole une occasion raisonnable de présenter des observations au sujet des conditions d’emploi de ses membres ». En plus de l’ambiguïté des termes tels que « occasion raisonnable », cet article signifie que les travailleurs ne peuvent pratiquement plus dialoguer et négocier avec leurs employeurs sur des questions en rapport au salaire et à la sécurité sociale. La représentation des travailleurs par une association devient informelle parce qu’elle est exclue de la législation qui certifie les syndicats et le droit des travailleurs à exercer des moyens de pression face aux abus des employeurs; les travailleurs n’ont donc plus le droit à la grève.

Les programmes de travail temporaire canadiens sont remis en question depuis plusieurs temps à cause de la vulnérabilité systématique et de l’effritement des droits humains que subissent les travailleurs migrants. La combinaison du statut de migrant et de la dérégulation du travail a tendance à accroître la précarité des travailleurs, une précarité qui s’étend non seulement aux travailleurs migrants et immigrants, mais aussi aux citoyens canadiens.

INVITATION AUX MÉDIAS – NOÉ ARTEAGA FERA UN POINT PRESSE CONCERNANT LE PROJET DE LOI NO 8

Posted on: July 18th, 2014 by unidos


Noé Arteaga fera un  Point presse concernant le projet de loi no 8
© Photo: Victor Vargas Villafuerte .

Montréal, le 18 juillet 2014

Les représentantes et représentants des médias sont invités à assister à un point de presse lors duquel Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire donnera sa position concernant le projet de loi déposé par le Ministre du Travail Sam Hamad qui a pour but d’empêcher les travailleurs étrangers temporaires de se syndiquer.

Une séance de prises d’images suivra la point de presse

DATE: 20/07/2014
HEURE: 15 h 00
ENDROIT: Entrée principale de l’Oratoire Saint-Joseph, 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal Montréal (Québec)

CONTACT: 438-878-5416

CONTEXTE: Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Projet de loi n°8 – Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Les droits d’usage et archivage de cette photographie sont limités à l’illustration des événements décrits dans le communiqué. Le droit d’usage n’est pas transférable ou syndicable à des troisièmes parties. L’auteur doit être crédité(e) dans la légende. Cette licence est limitée et révocable. Pour des renseignements complémentaires veuillez vous communiquer avec l’auteur.

Lettre À La Ministre Kathleen Weil

Posted on: July 14th, 2014 by unidos

Avis aux médias

Quand : 14 juillet à 11h00

Où : 5252 Boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 210, Montréal, Qc, H4A 3S5 (metro vendome)

Qui : Coalition contre le travail précaire

Le lundi 14 juillet une coalition d’organisations qui défendent les droits des travailleurs qui luttent contre le travail précaire présenteront une lettre à la Ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, Kathleen Weil, portant sur les changements récents dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). La coalition contre le travail précaire est constituée de l’Association des travailleurs et travailleurs temporaires d’agences, l’association des travailleurs et travailleuses temporaires étrangères, PINAY, le Centre des travailleurs immigrants de Montréal, Dignidad Migrante, Mexicains unis pour la régularisation et le Collectif des immigrants espagnols de Montréal. Cette action vise à encourager une réponse positive de la part du gouvernement québécois à la problématique des travailleurs migrants qui se voient touchés par des changements au PTET annoncés par le gouvernement fédéral. Pour la Coalition, ces changements aggraveront encore plus la précarité des migrants et contribueront à de moins bonnes conditions de travail pour tous les travailleurs et travailleuses.

Cette livraison sera effectuée dans le but de demander une rencontre publique avec la ministre concernant les changements récents dans ce programme. La Coalition considère que ces changements sont ambigus et auront des effets incertains sur les droits des travailleurs et travailleuses étrangères, ainsi que sur les travailleurs et travailleuses du Québec.

Les modifications incluent un changement au coût dans la Demande d’impact sur le marché du travail (DIMT) qui passe de 275$ à 1000$ pour chaque poste de travailleur ou travailleuse demandé ppar un employeur. Cette mesure va diminuer les possibilités que des travailleurs et travailleuses se trouvent du travail s’il quittent leur employeur. Cette mesure accroîtera leur vulnérabilité et la pression exercée sur les travailleurs et travailleuses les poussant à accepter des conditions de plus en plus difficiles et précaires. De plus, la nouvelle DIMT (qui remplace l’Opinion sur le marché du travail) est plus rigoureuse que son prédecesseur, ce qui rendra plus compliqué la recherche de nouveaux emplois pour les travailleursmigrants.

Au même moment, le durée maximale des permis de travail sera réduite de deux ans, comme c’est le cas présentement, pour être valides que pour une durée maximale d’un an, ce qui réduit d’autant plus les possibilités de trouver un nouvel emploi. De plus, les employeurs qui veulent engager des travailleurs et travailleuses temporaires qualifiés, avec des salaires plus élevés, doivent dorénavant présenter un plan de transition pour démontrer comment ils entendent faire des efforts pour engager des canadiens, incluent des travailleurs à salaire plus élevé, des investissements en formation pour ces derniers et en faisant plus d’efforts pour engager des travailleurs canadiens. Cela créerait des conditions de travail pires pour les travailleurs et travailleuses étrangers temporaires pour entrer en compétition et accéder à des emplois mieux payés et avec de meilleures conditions de travail en général.

Dans ce sens, les nouvelles réglementations vont amener une détérioration des conditions de travail et des droits du travail des travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires. Comme l’explique Noé Arteaga: ” Le débat autour des abus contre les travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires a été manipulé par le gouvernement et par les médias traditionnels et conservateurs. Ils font croire à la population que les “abus” sont des excès commis par les employeurs et les entreprises qui utilisent trop le programme, privant ainsi les citoyens canadiens de ces emplois. En réalité, les abus sont ceux commis par les employeurs et les entreprises contre les travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires à l’intérieur du programme”. Dans le cas du programme des Aides familiales résidantes, il existe de nombreuses incertitudes quant aux changements qui pourraient affecter le programme, comme l’indique Jasmin Calzada, membre de PINAY ” Les modifications qui seront apportées au programme des Aides familiales résidantes ne sont pas encore claires et nous ne savons pas comment les travailleur(euse)s seront affecté(e)s”.

Des immigrantEs et leurs alliéEs manifestent au centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous

Posted on: June 7th, 2014 by unidos


 

Des immigrantEs et leurs alliéEs manifestent au centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous

Marche Non aux déportations ! Un statut pour toutes et tous !
Samedi le 7 juin à 14h
Carré Norman Bethune (de Maisonneuve O. & Guy)

Samedi, des immigrantEs et leurs alliéEs vont manifester dans le centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous. La marche fait partie des Journées contre les déportations, deux semaines d’activités, du 1er au 15 juin, organisées par la Coalition Un statut pour toutes et tous, contre les déporations, les détentions et la double peine et en appui à une Cité sans frontières et pour la régularisation de toutEs les immigrantEs qui ont un statut précaire.

 

Les récents changements aux politiques canadiennes en immigration ont ancré plus visiblement encore le caractère discriminatoire de ce système temporaire, tout en rendant la voie vers l’immigration permanente et la citoyenneté inaccessible pour la majorité de ceux et celles entréEs au Canada. De 2004 à 2008, environ 12 000 personnes ont été déportées chaque année. Depuis 2008, ce nombre a augmenté et en 2013 c’est plus de 15 000 personnes qui ont été déportées du Canada. C’est plus de 40 personnes par jour. En plus des centaines de milliers d’immigrantEs qui vivent avec un statut précaire, il y a maintenant plus de 500,000 immigrantEs vivant au Canada sans statut.

Vous pouvez lire la déclaration complète à www.statusforall.org/fr

Calendrier des Journées contre les déportations : www.statusforall.org/fr/

 

Action contre le travail précaire à l’occasion de la fête internationale des travailleurs

Posted on: April 30th, 2014 by unidos

Conférence de presse et Action de la Coalition contre le travail précaire à l’occasion de la fête internationale des travailleurs
 
Date : Jeudi 1er mai
 
Lieux :

  • Conférence de presse, 10h00 : au CTI - 4755 Van Horne, Bureau 110 - Montréal, Québec, Canada, H3W 1H8
  • Manifestation, 17h30 : en face de la commission des normes du travail (500, boulevard René-Lévesque Ouest,Montréal H2Z 2A5)

 

La coalition contre le travail précaire, formée il y a plus d’un an, est composée de travailleuses domestiques, de travailleuses et travailleurs étrangers temporaires, de travailleuses et travailleurs ayant des statuts précaires d’immigration et de travailleuses et travailleurs temporaires d’agence de placement.

 
La coalition profite de la formation du nouveau gouvernement libéral pour demander de rencontrer les nouveaux ministres en charge du Travail (Sam Hamad), de l’Emploi (François Blais) et de l’Immigration (Kathleen Weil) afin de (1)les interpeler sur la précarisation des statuts de travail et d’immigration;(2)les interroger sur les mesures que leur gouvernement compte mettre en œuvre pour enrayer le travail précaire; (3) présenter les revendications de la coalition.
 
Le 1er mai 2014, le taux du salaire minimum sera porté à 10,35 $ l’heure, soit une hausse de 0,20 $ l’heure. Malgré cette hausse minimale, le nouveau taux horaire ne permet toujours pas aux personnes de sortir de la pauvreté et de la précarité.
 
À l’occasion de la fête des travailleurs, nous organisons ces actions afin d’exiger une règlementation plus juste du marché du travail, ainsi que des politiques d’immigration et de protection sociale qui répondent concrètement aux besoins et aux droits des travailleuses et travailleurs précaires et immigrants.
 
Nos revendications en 6 points clés suivants pour améliorer le statut des travailleurs précaires :
 

  • Augmenter le salaire minimum au dessus du seuil de faible revenu selon Statistique Canada, de manière à permettre aux travailleuses et travailleurs de subvenir décemment à leurs besoins et à ceux de leurs familles.
  • Assurer l’accès universel aux services de santé, aux services sociaux et aux droits du travail indépendamment du statut d’immigration.
  • Règlementer et légiférer le recours au travail temporaire par les agences de placement, mettre en œuvre une surveillance accrue des pratiques des agences et de leurs entreprises-clientes et faciliter le système de plaintes pour les travailleuses et travailleurs victimes d’abus.
  • Fin de la discrimination contre les travailleuses domestiques en leur permettant un accès sans réserve aux droits prévus par la loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles LATMP.
  • Ouverture du programme d’application à la résidence permanente au titre de« l’Expérience Québec » à tous les sous-programmes du Programme des travailleurs étrangers temporaires.
  • Suivi de la dénonciation collective faite contre l’UPA concernant le traitement des impôts des travailleurs étrangers temporaires.

 
La conférence de presse sera aussi l’occasion d’annoncer la prochaine Marche de la Coalition pour un statut pour toutes et tous.

Une question au gouvernement de Québec : pourquoi discrimine-t-il les autres communautés immigrantes?

Posted on: June 20th, 2013 by noe arteaga

Une question au gouvernement de Québec : pourquoi discrimine-t-il les autres communautés immigrantes?
Le gouvernement péquiste est sorti en défense des presque cinq mille réfugiés haïtiens pour demander au gouvernement fédéral un changement de position qui empêche l’expulsion des membres de cette communauté. Tout notre appui et notre solidarité avec nos sœurs et frères haïtiens touchés par cette mesure. Le gouvernement québécois agit de façon juste : bravo! C’est le minimum que vous devez faire en tant que représentants populaires et nous sommes heureux pour les réfugiés haïtiens.
Première question : pourquoi vous ignorez les autres communautés immigrantes? Ceux et celles appartenant à la communauté mexicaine, nous vous avons demandé de faire la même chose : d’intercéder face au gouvernement fédéral pour qu’un moratoire des renvois soit décrété de façon urgente, pour que le gouvernement fédéral arrête les détentions et pour que soit octroyé un statut légal de résidence aux immigrantes (par moyen d’une régularisation) et qu’ainsi soient sauvegardés notre intégrité physique et notre vie. Votre (étonnante) réponse a été que « le traitement d’une demande d’asile relève exclusivement du gouvernement fédéral », et qu’« il n’est pas dans son pouvoir [du gouvernement du Québec] de les autoriser à demeurer au Québec, même si elles [les familles mexicaines] se sont bien intégrées à leur collectivité ou font valoir des risques de retour au Mexique ».
Ah, quel contraste avec les mots du M. Lisée qui a affirmé que : « Nous avons une responsabilité envers les personnes qui habitent au
Québec et qui sont aux prises avec un statut précaire afin qu’elles aient la possibilité de régulariser leur statut et puissent participer pleinement à la société québécoise ». Et aussi avec la déclaration de la ministre Diane De Courcy qui a indiqué : « Une politique d’intérêt public, décrétée par le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, M. Jason Kenney, permettrait aux personnes dont la demande d’asile a été refusée, mais qui trois ans plus tard sont encore au Québec parce que leur pays fait l’objet d’une suspension temporaire des renvois, de faire une demande de résidence permanente accompagnée d’un avis sur leur parcours d’intégration formulé par le Québec ».
Deuxième question : pourquoi ces différences de critères? Est-ce que vous voulez dire que les membres de la communauté mexicaine ne sont pas et ne peuvent pas être admis dans la société québécoise même si nous sommes établis ici depuis plusieurs années? Le principe de votre critère est que nous ne sommes pas francophones?
Nous voulons vous rappeler que de 2002 à 2011 (d’après statistique Canada), il y a eu 279,709 demandes d’asile au Canada, dont 75, 546 de demandeurs sont au Québec. Pourquoi ne pas réagir pour toutes et tous ces demandeurs? Vous suivez le critère du gouvernement fédéral qui discrimine entre les faux et les vrais demandeurs d’asile?
Il y a eu, dans la même période, 114, 905 demandes d’asile faites par des Mexicains. Si l’on suit la même tendance statistique, il est possible que près de trente mille de ces demandeurs se soient établis dans la province de Québec. Nous n’avons pas les chiffres exacts, mais nous pensons que vous les avez certainement. Ainsi, pendant l’année 2012, le gouvernement a expulsé 7 Mexicains par jour ; durant 2013 le chiffre monte à 10 par jour… et sans que vous réagissiez en défense de ces personnes établies au Québec!
Et la question principale : Qu’est-ce qu’il faut faire pour que votre gouvernement prenne notre cause, comme celle des Haïtiens?

Des travailleurs/euses immigrantEs seront présentEs pour témoigner de leurs expériences et exprimer leurs revendications.

Posted on: May 24th, 2013 by noe arteaga

Quoi : Point de presse après la rencontre avec le Bureau de la ministre Agnès Maltais et énoncé des revendications

Quand : Le Vendredi 24 mai, à 18h

Où : En face de l’édifice 800 Square Victoria, Montréal, QC H3C 1E8

Qui : Des travailleurs/euses immigrantEs seront présentEs pour témoigner de leurs expériences et exprimer leurs revendications.

Ce vendredi 24 mai, une coalition de groupes qui défendent les droits des personnes qui vivent avec le statut de travailleurs/euses précaires rencontreront les représentants de la Ministre du Travail, de l’emploi et de la solidarité sociale, Agnès Maltais, dans leurs bureaux de Montréal. Cette réunion fait suite à une consultation publique (le 5 avril) et une conférence de presse (le 1er mai) qui avaient pour but d’inciter le gouvernement à consulter ces personnes qui sont parmi les plus vulnérables de notre société, durant sa préparation d’un nouveau projet de loi sur le travail précaire. Les organismes ont expliqué concrètement les problématiques entourant le travail précaire. Dans leurs mots :

« Mon statut de travailleur temporaire m’a mis dans plusieurs situations d’exploitation. J’ai dû faire face à des employeurs qui étaient racistes et discriminatoires. L’un d’entre eux ne m’a pas payé mon salaire du tout jusqu’à ce que je fasse une plainte à la Commission des Normes du Travail, et un autre restaurant ne m’a jamais payé. En ce moment, je travaille comme cuisinier, et j’ai le salaire le plus bas de toutes les cuisiniers… Le statut temporaire crée de l’exploitation » – Neil, de la Coalition des Travailleur-euses Temporaires

« Je travaille dans une entreprise qui embauche 90% de ses employés via des agences de placement temporaire. Les travailleurs et travailleuses sont mis à la porte sans motif, sont forcés de travailler dans des situations dangereuses, ne sont pas payés pour les jours fériés ou pour les heures supplémentaires, ne peuvent pas porter plainte au sujet de conditions de travail extrêmement dangereuses et sont considéréEs comme employéEs temporaires après des années à l’emploi de le même entreprise » Louis, de l’Association des travailleurs et travailleuses d’agences de placement

La Ministre nous a entendus, maintenant nous attendons qu’elle agisse en prenant pleinement en compte ceux et celles qui sont les plus concernéEs par son projet de loi, c’est-à-dire les personnes ayant un statut et des emplois précaires.

La désinformation

Posted on: May 24th, 2013 by noe arteaga
Communiqué de presse
La désinformation du SPVM dans les médias sert à protéger l’application arbitraire du règlement anti-manifestation

La marche pour la justice des migrants s’est déroulée en défiant le Règlement P-6

23 mai 2013, Montréal – La police a désinformé les médias et le public cette semaine en affirmant que les manifestant-e-s se sont pliés au règlement anti-manifestation P-6. En fait, les organisateurs de la marche annuelle “Un statut pour toutes et tous”, qui s’est déroulée samedi contre les déportations, ont refusé de donner leur itinéraire à la police et ont encouragé les participant-e-s à porter des masques en défiant consciemment le règlement P-6. Malgré les avertissements et malgré une interférence importante de la part des policiers, quatre contingents-partant de Côtes-des-Neiges, Verdun, Villeray et Hochelaga – ont pu marcher à travers la ville pour ensuite converger sur le centre-ville pour se rassembler au Carré Phillips.

« Le SPVM a affirmé à la Presse que les itinéraires ont été divulgués à la police. Il a répété la même information sur twitter. C’est faux. Nous n’avons jamais fourni nos itinéraires à la police et cette année ne fait pas exception, malgré un contexte de répression accrue. De plus, plusieurs manifestants étaient masqués » nous souligne Rosalind Wong, co-organisatrice de la marche.

« Nous avons décidé de ne pas divulguer nos itinéraires, défiant ainsi le règlement P-6. Nous refusons à la police le droit de décider où et quand nous pouvons protester. Nous voulons également exprimer notre solidarité envers les centaines de personnes qui ont été arrêtées lors des manifestations des derniers mois. En outre, nous soutenons ceux et celles qui manifestent masqués pour donner leur appui aux personnes qui ne peuvent manifester à visage découvert, étant donné leur statut précaire de migrant » a ajouté une autre organisatrice de la marche, Mary Foster.

« Notre décision n’a pas été facile étant donné que le racisme rend certaines communautés vulnérables à la répression policière. Malgré cela, nous avons choisi de joindre les nombreuses autres organisations montréalaises qui s’opposent à cette atteinte aux mouvements populaires, » a ajouté Rosalind Wong. « Il est inacceptable que le SPVM déclare que nous nous plions à ses exigences. Cela ne fait que servir leur politique arbitraire. Nous refusons d’embarquer dans ce jeu. »

 

Information à jour du règlement P-6 distribué avant et pendant la marche

www.solidarityacrossborders.org/fr/p-6-and-the-status-for-all-march-the-rights-and-risks-of-marching

Communiqué anti P-6 signé par les organisations membres de “Status for All”

www.solidarityacrossborders.org/fr/solidarity-against-police-repression-in-montreal-we-will-not-submit-to-municipal-by-law-p-6