‘Médias’

La délégation d’Ayotzinapa à Montréal

Posted on: April 18th, 2015 by unidos

Avis aux médias

Conférence de presse: Délégation d’Ayotzinapa à Montréal, Québec et Ottawa

Date : Lundi le 20 avril  

Heure : 10h

Lieu :   Développement et Paix, 1425 René-Lévesque Ouest,  H3G 1T7, 4 étage 

Qui:    Hilda Legideño Vargas, mère de l’un des étudiants disparus.

Jorge Luis Clemente Balbuena, membre du comité des étudiants de l’École normale d’Ayotzinapa.

Pierre Beaucage, professeur émérite au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

Pour plus d’information : 

Caravane d’Ayotzinapa à Ottawa (http://makemexicosafe.ca/ayotzinapa2ottawa/)
Communiqué: 
http://cdhal.org/communiques/delegation-ayotzinapa-quebec-temoigner-sur-crise-droits-humains-mexique

Vidéo de présentation de la caravane : http://vimeo.com/124846478


Délégation à Montréal, Québec et Ottawa du 18 au 28 avril 2015

- 21 avril, 12h-14h: Dîner-causerie: La face cachée du libre-échange. Ayotzinapa, 10 ans après l’échec de la ZLÉA, FTQ, Montréal: http://cdhal.org/evenements/2015-04-21/diner-causerie-face-cachee-libre-echange-ayotzinapa-10-ans-apres-echec-zlea

- 22 avril, 14h-21h: Ateliers et conférence publique à l’UQAM, Montréal: Ayotzinapa: crise de droits, complicités d’État (RSVP en ligne: www.weezevent.com/ayotzinapa-crise-de-droits-complicites-d-etat)
- 23 avril, 9h: Point de presse à l’Assemblée nationale du Québec, Québec

- 23 avril, 11h30 : Conférence publique, Université Laval, Québec

- 23 avril, 18h30: Atelier de discussion, Carrefour Tiers-Monde, Québec

- 28 avril : Réunion avec le Sous-comité des droits internationaux de la personne, Parlement canadien, Ottawa

– 30 –

Contacts médias

Marie-Eve Marleau, Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) marie.eve@cdhal.org

Gerardo Aiquel, L’Entraide missionnaire secretariat@lentraidemissinonaire.org

CONTEXTE  

Le 26 septembre 2014, les forces policières de l’État mexicain ont attaqué un groupe d’étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, au Guerrero, menant à l’assassinat de 6 personnes et à la disparition forcée de 43 étudiants qui n’ont toujours pas été retrouvés à ce jour. Le crime a levé le voile sur une situation de crise aigüe des droits humains au Mexique. L’enquête pour retrouver les étudiants a mené à la découverte de plus de 15 fosses communes dans les localités avoisinantes dans l’État du Guerrero, dont aucune ne contenait les corps des étudiants disparus.

En 2012, les flux commerciaux entre le Mexique et le Canada totalisaient 20 milliards de dollars. Signataire de l’ALÉNA, le Mexique est la cinquième plus importante destination des exportations canadiennes. Malgré la crise des droits humains qui y sévit, le système canadien d’accueil de réfugiés estime que le Mexique est un « pays sûr ». Mme Legideño Vargas et M. Balbuena demanderont aux parlementaires et décideurs publics canadiens de reconnaître la crise actuelle des droits humains au Mexique, qui touche particulièrement les populations autochtones; d’exiger du Mexique qu’il respecte les normes internationales en matière de droits humains; de réviser le programme canadien de coopération avec le Mexique; et d’éliminer les barrières actuelles pour les ressortissants recherchant la protection au Canada.


La délégation d’Ayotzinapa à Montréal

Jorge Luis Clemente Balbuena 

Étudiant de l’École normale rurale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa, membre actif  de son association étudiante et du mouvement pour la justice pour ses 43 collègues enlevés par les forces policières le 26 septembre dernier.

Hilda Legideño Vargas

Mère de Jorge Antonio Tizapa Legideño, étudiant de l’École normale rurale Raul Isidro Burgos, disparu le 26 septembre.

Revue des médias

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201504/17/01-4862186-fouetter-les-consciences-pour-retrouver-son-fils.php

 

Nous n’inventons pas l’existence des morts, pas plus que la peur.

Posted on: November 17th, 2014 by unidos

Montréal, le 9 novembre 2014

 

Steven Harper, Premier Ministre
Chris Alexander, Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration
Steven Blaney, Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
Le Canada doit retirer le Mexique de la liste des pays d’origine désignés (POD) – pays sûrs pour les réfugiés. Depuis la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain en 1994, 20 millions de Mexicains ont été contraints de migrer, de peur de mourir aux mains du crime organisé ou du gouvernement répressif, à la recherche d’une vie sûre dans des pays tels que le Canada. De surcroit, les minières canadiennes installées au Mexique , par leurs activités, le déplacement, la pauvreté, la violence, les catastrophes naturelles, l’effondrement social et la mort au Mexique!

Il est politiquement et humainement immoral que le gouvernement canadien considère le Mexique comme partenaire d’échange dans le cadre de l’ALENA. Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration a déclaré officiellement en février 2013 (1) : «Cette décision va décourager les faux demandeurs d’asile qui essaient de profiter d’un système qui leur permet de rester au Canada pendant des années, même si leurs demandes sont rejetées.”

Et que dire des six personnes sauvagement assassinées dernièrement (3 étudiants, l’un d’eux, Julio Cesar Mondragon, a été trouvé les yeux arrachés) ou des 43 étudiants d’Ayotzinapa (dans l’état du Guerrero), qui sont toujours portés disparus et dont la disparition est clairement liée au crime organisé via la police locale et l’armée, qui agissent ainsi en toute impunité (2). Il est aussi question de la douleur et de la terreur que les familles vivent après avoir reçu des menaces de mort lorsqu’elles ont exigé publiquement que leurs enfants leurs soient rendus en vie: “Vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons.”

Nous parlons également des plus de 130 000 Mexicains qui ont été tués (3 – y compris des enfants et des femmes enceintes- entre 2007 et 2013; des 36 718 personnes qui sont mortes de la violence dans les vingt premiers mois de l’administration de l’actuel Président Enrique Peña Nieto; des 26 000 personnes disparues de 2005 à ce jour (4); des 102 journalistes tués depuis 2000 ; des 24 disparus officiellement et des 222 agressés en 2014 (5). Nous parlons également des 22 personnes tuées – dont 3 enfants – aux mains de l’armée dans Tlatlaya, État de Mexico (6) ; Nous parlons aussi de Lucia Jiménez Vega cette migrante mexicaine âgée de 42 ans qui s’est suicidée à l’aéroport de Vancouver alors qu’elle était en garde à vue au centre de détention pour migrants de l’Agence des services frontaliers – ASFC, le 20 décembre 2013, (7). Elle fuyait le Mexique, pays de violations des droits humains.

Le Mexique fait face à 4 841 cas de torture déclarés et 9 758 cas de migrants enlevés, dont 158 cas sont collectifs, avec pas moins de 50 victimes chacun (8) et des plus de 6 femmes tuées chaque jour (9), et des 49 enfants qui sont morts dans l’incendie de la garderie ABC en 2009, tragédie évitable dont les parents n’ont toujours pas reçu justice (10).
Cela représente une partie des innombrables fosses pleines de corps démembrés qui ont été découvertes lors de la fouille d’élèves, une réalité de la vie pour les Mexicains, que le Canada ne reconnaît pas! Plus de 100 universités et plus de 103 organisations internationales dans le monde entier, le Congrès européen (11), l’ONU, la Commission interaméricaine des droits de l’homme de l’OEA (12) ainsi que le gouvernement américain, ont ouvertement admis et exprimé leurs préoccupations au sujet des violations des droits de l’homme au Mexique. Mais le Canada est encore silencieux !
Andrés Barreda, garant du Tribunal permanent des peuples chapitre Mexique (13) (TPP), a déclaré lors d’une entrevue: « Pourquoi le gouvernement canadien commenterait-il les événements de Ayotzinapa quand les sociétés minières canadiennes qui travaillent dans l’état du Guerrero là où se trouve la plus grande ceinture d’or du pays, n’ont rien dit. Ceci est un scandale, et ce silence, remarquablement très suspect. Nous savons que le trafic de drogue liée à l’exploitation minière est territoriale et géopolitique. Il terrorise la population et augmente la vulnérabilité des habitants locaux qui sont privés de leurs terres ou de ressources stratégiques telles que l’or, le fer, l’argent, le manganèse. Les minières sont impliquées dans le trafic de la drogue, le blanchiment d’argent “.
* Le Canada devrait revoir sa politique d’immigration et de protection des réfugiés (14) et rectifier sa liste des pays d’origine désignés (15).

Bien que nous élevions nos voix en faveur du Mexique, il n’est pas le seul pays à être considéré à tort sur la liste des pays d’origine désignés. Nombreux sont les citoyens de plusieurs pays qui souffrent d’atrocités similaires, y compris dans des cas liés à l’exploitation minière.
* Les employés, les agents et les juges CIC (Citoyenneté et Immigration Canada) et de la CISR (Commission de l’immigration et du statut de réfugié) rejettent les demandeurs d’asile en vertu de l’argument offensif qui dit que «nos présidents et les autorités mexicaines travaillent à assurer la sécurité,». Dans les faits, l’ASFC déporte les demandeurs d’asile à leur domicile “sûr”, souvent dans des conditions catastrophiques qui mènent … à la mort. La Mexicaine Veronica Castro a été trouvé mortes quelques jours après avoir été renvoyé au Mexique par l’ASFC (16).
Le Mexique n’est pas un pays sûr, c’est bien pour cela que le gouvernement du Canada met en garde ses citoyens des dangers de voyager au Mexique!

 

https://www.change.org/p/conservative-government-remove-mexico-from-the-refugee-list-of-safe-countries

Endorsement:

No One is Illegal-Vancouver, Mexicanos Unidos por la Regularización, Justicia for Migrant Workers, National Assembly for Environmental Affected, Solidaridad Sin Fronteras, Immigrant Workers Centre,Legacy of Equality, Leadership and Organizing, Radical Desi, Café Rebelde, Simon Fraser Public Interest Research Group, Comité Cerezo México, Building Bridges-Human Rights Vancouver, Vancouver South Cultural Project, Nuestras Hijas de Regreso a Casa (including the Mexican activists Humberto Robles, Marisela Ortíz and Malú García Andrade), the actresses Ana Colchero, Francisca Guillén y Pilar Ixquic Mata, the song-writer Michelle Solano,  the independent journalists Edgar Rocha and Dawn Paley, also Patricia Paul, judge during the pre-hearing of the Permanent People’s Tribunal, Chapter Mexico, about Migration, Refuge and Forced Displacement.

43 étudiants disparus : le Canada doit retirer le Mexique de sa liste de « pays sûrs »

Posted on: November 16th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

43 étudiants disparus : le Canada doit retirer le Mexique de sa liste de « pays sûrs »

Conférence de presse

Lieu : 4755 Av Van-Horne Bureau #110

Dimanche 16 novembre 2014

Heure : 11hrs

Le 26 septembre 2014, 43 étudiants provenant d’une école de la ville d’Iguala, l’École rurale normale d’Ayotzinapa, ont disparu lors d’une manifestation politique. Bien que plusieurs semaines se soient écoulées, l’État mexicain a été incapable de fournir une explication plausible sur ce qui est arrivé aux étudiants.

Pour les Mexicains, ces événements choquants ne sont qu’une preuve de plus de la violence structurelle qui afflige leur pays. La violence est perpétrée par une alliance toxique entre des politiciens de la droite, des cartels de la drogue qui agissent avec une impunité grandissante, la police et les militaires. Cette violence est intimement liée à l’introduction de mesures néolibérales et à l’implication des États-Unis dans ladite guerre contre la drogue.

À la lumière des récents actes de violence, Mexicain.e.s uni.e.s pour la régularisation (MUR) demande au gouvernement canadien de retirer le Mexique de la liste des pays sûrs. Les réfugiés de ces pays désignés comme sûrs par le ministre de l’Immigration sont désavantagés dans le tortueux processus canadien de la demande d’asile. Le ministre de l’Immigration précédent, Jason Kenney, a ajouté le Mexique sur cette liste en février 2013, quelque temps avant la mission diplomatique de haut niveau qui s’est rendue dans ce pays.

Contexte de la violence structurelle au Mexique

La Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) vient de rendre publics les résultats d’une recherche démontrant qu’il y a plus de 20 000 personnes déplacées internes au Mexique et que 49 % des Mexicains ne se sentent pas en sécurité.

L’organisation Human Rights Watch a documenté la disparition forcée de 249 personnes ; de ces disparitions, 149 d’entre elles impliquent les forces de l’ordre de l’État.

En 2009, 2590 femmes ont été assassinées. Le Mexique a un des plus hauts taux de violence sexuelle au monde.

Des spécialistes, incluant le professeur Sergio Aguayo de l’Université Harvard, croient que les disparitions d’Iguala font partie d’un « patron de terreur » qui a émergé sous le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari en 1994 (http://www.lavanguardia.com/internacional/20141106/54418970195/matanza-iguala-patron-terror.html). Selon cette analyse, la violence structurelle dans le pays ne peut pas être expliquée par les luttes pour le contrôle du trafic de drogues, mais doit être comprise comme faisant partie d’une lutte plus large pour le contrôle de territoires afin « d’avoir accès à des ressources de toutes les manières possibles, que cela soit grâce aux séquestrations, à la taxation, au vol, au trafic humain, au trafic des organes, au vol de pétrole des oléoducs de PEMEX – tout ce qui est possible à imaginer… ».

Plus de info

Contact: Noé Arteaga 438-878-5416

https://www.dropbox.com/sh/nudh6lgwga1qlj3/AABgDd4jbiO9vsBIhh3Vs2SIa?n=42901107

https://www.change.org/p/conservative-government-remove-mexico-from-the-refugee-list-of-safe-countries

 

Demande de rencontre avec le Ministre du Travail Sam Hamad

Posted on: September 25th, 2014 by unidos

 Demande de rencontre avec le Ministre du Travail Sam Hamad

 Où : Tour de la Place Victoria, 800 Square-Victoria

Quand : 11H00 AM, le 25 septembre 2014

Qui : La Coalition Opposée au Travail Précaire

Ce 25 septembre 2014, les membres de la Coalition Opposée au Travail Précaire se présenteront face au bureau du ministre du Travail Sam Hamad, avec comme objectif de rencontrer le Ministre. La Coalition, qui inclue l’Association des Travailleurs et Travailleuses d’Agences de Placement (ATTAP)l’Association des Travailleurs et Travailleuses Étrangers Temporaires (ATTET), PINAY, le Centre des Travailleurs Immigrants de MontréalDignidad Migrante, lesMexicains Unis pour la Régularisation et le Collectif des Immigrants Espagnols de Montréal, espère attirer l’attention du Ministre sur plusieurs demandes spécifiques qui peuvent, selon nous, permettre d’améliorer le statut de ceux qui vivent des conditions de travail précaire. Une de celles-ci reprend la demande principale de la Campagne pour un salaire décent, qui propose une augmentation du salaire minimum au-delà du salaire de subsistance, pour que les travailleurs puissent pourvoir décemment à leurs besoins, ainsi qu’à ceux de leur famille.

Selon le Directeur provincial de Santé Publique, dans un rapport publié en 2011, plus de 450 000 travailleurs au Québec sont considérés comme ayant un travail précaire, avec de bas salaires, peu ou pas de bénéfices, peu de protections et pas de sécurité d’emploi. Comme membres de la Coalition, nous avons une position commune contre les effets néfastes du travail précaire pour tous les membres de la société, puisqu’il contribue à l’abolition du travail stable, décemment payé et souvent syndiqué. Le travail précaire se vit de plusieurs manières, comme le travail d’agence de placement, les emplois provisoires, le travail sous-payé, le travail domestique et le travail au sein du Programme Canadien des Travailleurs Étrangers Temporaires. Plusieurs de ceux qui obtiennent un emploi dans ces conditions sont principalement de nouveaux arrivants, des travailleurs étrangers temporaires, des femmes et des personnes sans statut.

La Coalition aimerait mettre l’emphase sur le fait que ces individus souffrent énormément de la précarité de leur emploi, ce qui empêche les travailleurs de pouvoir négocier de stables et justes conditions de travail, de même que se qualifier pour l’obtention de certains bénéfices sociaux. C’est pourquoi nous demandons à rencontrer l’administration actuelle, en particulier le bureau du ministre du Travail Sam Hamad, pour réitérer nos demandes pour l’établissement ou la révision de certaines mesures et régulations qui permettraient d’améliorer la qualité de vie et de travail pour tous ceux qui travaillent de manière précaire

La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Posted on: August 24th, 2014 by unidos

Convocation aux médias

La déportation de cette mère est prévue le 30 août, et ce, sans ses enfants

Sheila et Filles

Conférence de presse

Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-s, 4755 Van Horne, Bureau 110 (Métro Plamondon)

Dimanche le 24 août 2014 à 13h

Sheila, 27 ans, habite à Montréal depuis 2005 et est la mère de deux filles, âgées de cinq et huit ans. Sa déportation vers le Mexique est prévue le 30 août, le jour d’anniversaire de sa cadette.

Si elle est déportée, Sheila ne pourra pas amener ses enfants avec elle en raison d’un dossier de garde d’enfants avec le père qui n’est pas encore résout. En cas de déportation, Sheila sera aussi séparée de son conjoint, son réseau d’ami-e-s et d’autres membres de sa famille, dont son père, qui sont ici. Sheila a épuisé toutes ses ressources dans sa lutte avec l’immigration. De plus, elle a subi un accident récemment et vit maintenant avec un handicap. Elle n’a aucun réseau d’entraide au Mexique qu’elle a quitté il y a 9 ans.

Sheila a fui le Mexique à la suite d’expériences traumatisantes aux mains d’un ex-conjoint violent. Elle craint d’y retourner. Bien que le Canada qualifie le Mexique de pays sûr, dans les faits, le Mexique a un des plus hauts taux d’homicides au monde et la police est souvent de connivence avec le crime organisé.

La lutte que Sheila a menée pour obtenir la résidence permanente au Canada a été très éprouvante. En 2008, le gouvernement fédéral et le Québec avaient accepté sa demande de parrainage. Par contre, avant que la procédure ne soit complétée, son parrain a commis un geste violent à l’endroit de la cadette de Sheila, un crime dont il a été reconnu coupable. Le parrainage a été donc annulé. Toutefois, puisque le parrain était une personne protégée, il a pu demeurer au Canada malgré son dossier criminel. Immigration Canada a informé Sheila qu’elle pouvait également rester, car son dossier était lié à celui de son parrain. Tout à coup, au printemps 2014, Immigration Canada a informé Sheila qu’elle était sans statut et qu’elle devait quitter le Canada.

Sheila a maintenant une demande de parrainage en attente de la part de son conjoint, Michael-John Carrière, une demande pour un permis temporaire de résidence en plus d’une demande pour la résidence permanente pour motifs humanitaires. Le gouvernement fédéral insiste pour déporter Sheila avant même que les décisions ne soient rendues dans ces dossiers et avant même que le litige de la garde d’enfants ne soit réglé.

Sa demande de sursis administratif a déjà été rejetée par l’agence des services frontaliers du Canada, la cour fédérale examinera son dossier le 26 août.

Sheila et son avocate, Me Angela Potvin, vont parler aux médias lors d’une conference de presse dimanche le 24 août.

Source

Solidarité sans frontières

www.solidaritesansfrontieres.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère

Posted on: August 4th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

pour diffusion immédiate

Un homme chilien défie la déportation et est forcé de se cacher pour prendre soin de sa mère; le Ministre de l’Immigration Chris Alexander est sommé d’intervenir

 

Montréal, 4 Août 2014 – Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère souffrante malgré l’ordre de déportation qui l’aurait envoyé au Chili le samedi 2 Août.

M. Reyes-Hidalgo est venu au Canada il y a quatre ans comme réfugié mais sa demande d’asile a été refusée. Pendant ce temps, sa mère, Julia Hidalgo-Aguilera, une citoyenne canadienne, a été diagnostiquée avec ALS. Parce que Mme Hidalgo-Aguilera est économiquement et physiquement dépendante de son fils, qui est son seul aidant, elle a fait une demande pour le parrainer. Il a également fait une demande de résidence permanente pour des considérations humanitaires. Cependant, le gouvernement a commencé le processus de déportation basé sur le refus de la demande de refuge avant qu’une décision soit rendue pour les autres nouvelles demandes.

« Le seul choix qu’il avait était celui de rester, parce qu’en réalité il n’y a personne d’autre pour prendre soin de Julia s’il n’est pas là », a dit Noé Arteaga, qui appuie la famille puisqu’ils ont désespérément essayé de trouver une solution légale avec les deux niveaux de gouvernement face à la déportation imminente. « Il a été forcé de se cacher pour avoir choisi le bien-être de sa mère par-dessus le sien, pour agir comme le bon fils qu’il est ».

« Hector et Julia ont fait tout ce qu’ils étaient censés faire selon Immigration Canada. Une demande pour parrainage a été déposée. Une autre application pour résidence permanente sur des motifs humanitaires a été déposée. Cette situation n’a aucun sens. C’est de la bureaucratie irrationnelle et de l’idéologie impitoyable devenant plus importante que les vies humaines. Il est complètement vain et cruel de séparer Julia de son fils et de la laisser sans la seule personne qui lui donne des soins », ajoute Mostafa Henaway, qui a aidé la famille à trouver une solution à travers les moyens réguliers.

Solidarité Sans Frontières appelle le Ministre Fédéral de l’Immigration Chris Alexander à régulariser la situation de M. Reyes-Hidalgo sans tarder. Selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, le Ministre Alexander doit répondre aux demandes déposées à l’intérieur du territoire pour la résidence permanente sur des motifs humanitaires comme celle de M. Reyes-Hidalgo. Le Ministre Alexander serait capable d’étudier et de répondre à la demande humanitaire de M. Reyes très rapidement, en permettant à Hector de retourner avec sa mère sans plus tarder.

Tandis que M. Hector Reyes-Hidalgo est caché, attendant une réponse du gouvernement, des amis de la famille ont organisé une rotation d’urgence pour prendre soin de Julia à court terme.

Source
Solidarity Across Borders:
www.solidarityacrossborders.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

Conférence De Presse Pour Dévoiler La Nature Du Projet De Loi N°8 Présenté Par Le Ministre Du Travail, Sam Hamad, À L’Assemblée Nationale Du Québec.

Posted on: July 20th, 2014 by unidos

20130714-0168
© Photo: Victor Vargas Villafuerte . Quand: Dimanche le 20 juillet à 15h00
Où: Entrée principale de l’Oratoire saint-Joseph; 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal (Québec)
Qui: Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire et membre du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal

Ce dimanche 20 juillet, Noé Arteaga réalisera une conférence de presse sur le projet de loi n°8 qui effectue des amendements au Code du travail (Chapitre C-27). Ces amendements visent les travailleurs d’entreprises agricoles qui « emploie[nt] moins de trois salariés de façon ordinaire et continue ». Les organisations de défense des droits humains, des droits du travail et des travailleurs immigrants du Québec devraient être profondément préoccupées par ces modifications puisqu’elles excluent les travailleurs étrangers temporaires de réclamer la liberté de se syndicaliser et de défendre leurs droits face aux employeurs. « Il s’agit d’un processus graduel d’accroissement de la sphère privée des relations de travail, octroyant un plus grand pouvoir aux employeurs agricoles et générant encore plus de vulnérabilité pour les travailleurs » a indiqué Arteaga. Ce projet de loi a été présenté dans la frénésie de la fin de la session parlementaire par le nouveau Ministre du travail, le député libéral Sam Hamad, et n’a pas reçu beaucoup d’attention par les médias, ni par l’opinion publique, par les syndicats, par les employeurs, par les employés ou même par le gouvernement. Les modifications proposées portent atteinte directement aux droits des travailleurs agricoles, dont une grande partie, sinon la majorité, est composée par des travailleurs étrangers temporaires.

Selon les modifications proposées dans le projet de loi n°8, les dispositions des sections 1 et 2 du chapitre II, ainsi que les chapitres III à V du Code du travail ne seraient plus applicables aux travailleurs des entreprises agricoles employant moins de trois employés (article 111.27). De cette manière, on exclurait ces travailleurs de la législation qui régule les processus de syndicalisation et d’organisation des travailleurs, un droit fondamental pour n’importe quel travailleur. On exclurait aussi ces travailleurs des dispositions permettant d’établir des conventions collectives qui garantissent légalement le respect des droits fondamentaux des travailleurs par les employeurs. De la même manière, l’article 111.28 qui est proposé dans le projet de loi indique que « l’employeur doit donner à une association de salariés de l’exploitation agricole une occasion raisonnable de présenter des observations au sujet des conditions d’emploi de ses membres ». En plus de l’ambiguïté des termes tels que « occasion raisonnable », cet article signifie que les travailleurs ne peuvent pratiquement plus dialoguer et négocier avec leurs employeurs sur des questions en rapport au salaire et à la sécurité sociale. La représentation des travailleurs par une association devient informelle parce qu’elle est exclue de la législation qui certifie les syndicats et le droit des travailleurs à exercer des moyens de pression face aux abus des employeurs; les travailleurs n’ont donc plus le droit à la grève.

Les programmes de travail temporaire canadiens sont remis en question depuis plusieurs temps à cause de la vulnérabilité systématique et de l’effritement des droits humains que subissent les travailleurs migrants. La combinaison du statut de migrant et de la dérégulation du travail a tendance à accroître la précarité des travailleurs, une précarité qui s’étend non seulement aux travailleurs migrants et immigrants, mais aussi aux citoyens canadiens.

INVITATION AUX MÉDIAS – NOÉ ARTEAGA FERA UN POINT PRESSE CONCERNANT LE PROJET DE LOI NO 8

Posted on: July 18th, 2014 by unidos


Noé Arteaga fera un  Point presse concernant le projet de loi no 8
© Photo: Victor Vargas Villafuerte .

Montréal, le 18 juillet 2014

Les représentantes et représentants des médias sont invités à assister à un point de presse lors duquel Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire donnera sa position concernant le projet de loi déposé par le Ministre du Travail Sam Hamad qui a pour but d’empêcher les travailleurs étrangers temporaires de se syndiquer.

Une séance de prises d’images suivra la point de presse

DATE: 20/07/2014
HEURE: 15 h 00
ENDROIT: Entrée principale de l’Oratoire Saint-Joseph, 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal Montréal (Québec)

CONTACT: 438-878-5416

CONTEXTE: Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Projet de loi n°8 – Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Les droits d’usage et archivage de cette photographie sont limités à l’illustration des événements décrits dans le communiqué. Le droit d’usage n’est pas transférable ou syndicable à des troisièmes parties. L’auteur doit être crédité(e) dans la légende. Cette licence est limitée et révocable. Pour des renseignements complémentaires veuillez vous communiquer avec l’auteur.

Lettre À La Ministre Kathleen Weil

Posted on: July 14th, 2014 by unidos

Avis aux médias

Quand : 14 juillet à 11h00

Où : 5252 Boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 210, Montréal, Qc, H4A 3S5 (metro vendome)

Qui : Coalition contre le travail précaire

Le lundi 14 juillet une coalition d’organisations qui défendent les droits des travailleurs qui luttent contre le travail précaire présenteront une lettre à la Ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, Kathleen Weil, portant sur les changements récents dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). La coalition contre le travail précaire est constituée de l’Association des travailleurs et travailleurs temporaires d’agences, l’association des travailleurs et travailleuses temporaires étrangères, PINAY, le Centre des travailleurs immigrants de Montréal, Dignidad Migrante, Mexicains unis pour la régularisation et le Collectif des immigrants espagnols de Montréal. Cette action vise à encourager une réponse positive de la part du gouvernement québécois à la problématique des travailleurs migrants qui se voient touchés par des changements au PTET annoncés par le gouvernement fédéral. Pour la Coalition, ces changements aggraveront encore plus la précarité des migrants et contribueront à de moins bonnes conditions de travail pour tous les travailleurs et travailleuses.

Cette livraison sera effectuée dans le but de demander une rencontre publique avec la ministre concernant les changements récents dans ce programme. La Coalition considère que ces changements sont ambigus et auront des effets incertains sur les droits des travailleurs et travailleuses étrangères, ainsi que sur les travailleurs et travailleuses du Québec.

Les modifications incluent un changement au coût dans la Demande d’impact sur le marché du travail (DIMT) qui passe de 275$ à 1000$ pour chaque poste de travailleur ou travailleuse demandé ppar un employeur. Cette mesure va diminuer les possibilités que des travailleurs et travailleuses se trouvent du travail s’il quittent leur employeur. Cette mesure accroîtera leur vulnérabilité et la pression exercée sur les travailleurs et travailleuses les poussant à accepter des conditions de plus en plus difficiles et précaires. De plus, la nouvelle DIMT (qui remplace l’Opinion sur le marché du travail) est plus rigoureuse que son prédecesseur, ce qui rendra plus compliqué la recherche de nouveaux emplois pour les travailleursmigrants.

Au même moment, le durée maximale des permis de travail sera réduite de deux ans, comme c’est le cas présentement, pour être valides que pour une durée maximale d’un an, ce qui réduit d’autant plus les possibilités de trouver un nouvel emploi. De plus, les employeurs qui veulent engager des travailleurs et travailleuses temporaires qualifiés, avec des salaires plus élevés, doivent dorénavant présenter un plan de transition pour démontrer comment ils entendent faire des efforts pour engager des canadiens, incluent des travailleurs à salaire plus élevé, des investissements en formation pour ces derniers et en faisant plus d’efforts pour engager des travailleurs canadiens. Cela créerait des conditions de travail pires pour les travailleurs et travailleuses étrangers temporaires pour entrer en compétition et accéder à des emplois mieux payés et avec de meilleures conditions de travail en général.

Dans ce sens, les nouvelles réglementations vont amener une détérioration des conditions de travail et des droits du travail des travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires. Comme l’explique Noé Arteaga: ” Le débat autour des abus contre les travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires a été manipulé par le gouvernement et par les médias traditionnels et conservateurs. Ils font croire à la population que les “abus” sont des excès commis par les employeurs et les entreprises qui utilisent trop le programme, privant ainsi les citoyens canadiens de ces emplois. En réalité, les abus sont ceux commis par les employeurs et les entreprises contre les travailleur(euse)s étranger(ère)s temporaires à l’intérieur du programme”. Dans le cas du programme des Aides familiales résidantes, il existe de nombreuses incertitudes quant aux changements qui pourraient affecter le programme, comme l’indique Jasmin Calzada, membre de PINAY ” Les modifications qui seront apportées au programme des Aides familiales résidantes ne sont pas encore claires et nous ne savons pas comment les travailleur(euse)s seront affecté(e)s”.

Des immigrantEs et leurs alliéEs manifestent au centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous

Posted on: June 7th, 2014 by unidos


 

Des immigrantEs et leurs alliéEs manifestent au centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous

Marche Non aux déportations ! Un statut pour toutes et tous !
Samedi le 7 juin à 14h
Carré Norman Bethune (de Maisonneuve O. & Guy)

Samedi, des immigrantEs et leurs alliéEs vont manifester dans le centre-ville de Montréal pour demander que cessent les déportations et exiger un statut pour toutes et tous. La marche fait partie des Journées contre les déportations, deux semaines d’activités, du 1er au 15 juin, organisées par la Coalition Un statut pour toutes et tous, contre les déporations, les détentions et la double peine et en appui à une Cité sans frontières et pour la régularisation de toutEs les immigrantEs qui ont un statut précaire.

 

Les récents changements aux politiques canadiennes en immigration ont ancré plus visiblement encore le caractère discriminatoire de ce système temporaire, tout en rendant la voie vers l’immigration permanente et la citoyenneté inaccessible pour la majorité de ceux et celles entréEs au Canada. De 2004 à 2008, environ 12 000 personnes ont été déportées chaque année. Depuis 2008, ce nombre a augmenté et en 2013 c’est plus de 15 000 personnes qui ont été déportées du Canada. C’est plus de 40 personnes par jour. En plus des centaines de milliers d’immigrantEs qui vivent avec un statut précaire, il y a maintenant plus de 500,000 immigrantEs vivant au Canada sans statut.

Vous pouvez lire la déclaration complète à www.statusforall.org/fr

Calendrier des Journées contre les déportations : www.statusforall.org/fr/