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LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS

Posted on: June 2nd, 2016 by unidos

LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS


Solidarité Sans Frontières Déclare que le mois de juin 2016 sera le « mois contre les déportations ».

Dans un contexte grandissant de luttes pour la justice et la dignité de tous les migrant-e-s, réfugié-e-s et personnes sans papiers, Solidarité Sans Frontières et ses alliés organisent des actions tout le mois de juin afin de dénoncer la violence, le racisme et les oppressions liées au contrôle des frontières, tout en soulignant l’impact de ce contrôle sur la vie quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Cet été, nous unissions nos voix en tant que membres de nos communautés, militant-e-s et passionné-e-s de la justice, à travers des projets artistiques, des manifestations, des repas communautaires et une multitude d’activités pour résister aux frontières coloniale ainsi que des économies construites sur la déportation de certaines personnes.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en juin et pour le futur!
Plus une seule déportation !
Ça suffit les frontières colonialistes !

Programme des événements ::

★ Samedi 4 juin @13h: La folie des frontières, action de théatre
★ Samedi 4 juin @19h: Manif et fête de rue avec le Collectif de résistance antiraciste
★ Samedi le 11 juin @Parc Jarry, 8h a 18h: Pique-nique et football avec Football antiraciste [https://www.facebook.com/events/476583835872683/]
★ Lundi le 13 juin @18h: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs.
★ Mardi le 14 juin @18h30: atelier “Bâtir une cité sans frontières”
★ Jeudi 16 juin @Parc Jarry: projection du film avec Cinema Politica
★ Lundi le 20 juin @18h30: atelier pour nouvelles.aux membres de SSF
★ Samedi et dimanche le 25&26 juin: Fête et peinture de murale

Dans la dernière décennie, le contrôle des frontières racistes et islamophobes se sont renforcés. Ces contrôles solidifient les « pays du nord » afin de limiter la migration de personnes venant des « pays du sud », bienvenues seulement si elles contribuent au capitalisme destructeur du Canada, ou si elles en sont exploitées. En agrandissant son pouvoir à travers l’impérialisme et l’occupation coloniale des territoires autochtones, le Canada utilise ces contrôles pour assurer la précarité de certaines personnes, les rendant facilement exploitables.

Tout en dénonçant cette réalité, nous voulons célébrer les luttes inspirantes qui se sont organisées dans la dernière année afin de combattre le racisme et l’exploitation, par les migrant-e-s d’ici et d’ailleurs. Comme plusieurs personnes à travers le monde, nous avons pris les rues sous la bannière « bienvenue aux réfugié-e-s », alors que la « crise des migrant-e-s » attirait l’attention des grands médias occidentaux. Cette crise n’a rien de nouveau, mais il y a eu une augmentation significative des morts (par milliers) dans la dernière année, causées par des tentatives désespérées de traverser des frontières. À Montréal, nous avons vu naître une inspirante mobilisation émanant de la communauté Haïtienne à travers un collectif opposé aux déportations et le Comité d’action des personnes sans statut, suite à la levée du moratoire aux déportations vers Haïti et le Zimbabwe. Nous avons vu le Collectif des femmes sans statut de Montréal dénoncer courageusement leurs conditions d’oppression et d’exploitation, demandant un statut pour toutes et tous. Ces femmes vivent tous les jours comme si elles étaient cachées derrière un masque, invisibles, en se battant pour une vie digne, sécuritaire et paisible. Les personnes sans statuts continuent de vivre dans la précarité et dans l’ombre.

Alors que nous célébrons la résistance dans nos communautés, nous voulons aussi souligner la mort de ces personnes à qui on a enlevé la vie alors qu’elles étaient détenues par le contrôle frontalier et les autorités canadiennes. Depuis l’an 2000, 14 personnes sont mortes au Canada dans ces conditions. Plus récemment, en mars 2016, Francisco Javier Romero Astorga est mort alors qu’il était détenu dans le complexe correctionnel de Maplehurst, en Ontario.

Nous savons que les luttes contre les contrôles d’immigration, pour la justice et la dignité, sont combattues par des milliers de personnes dans notre ville et dans nos communautés, mais souvent de façon isolée. Nous voulons ainsi honorer ces personnes et leurs familles pour qui la résistance fait partie de leur vie quotidienne.

En confrontant et en combattant activement le racisme systémique inhérent au système d’immigration canadien, ses fondements oppressifs à travers le capitalisme et le colonialisme, nous aspirons à renforcer nos réseaux de solidarité et d’aide mutuelle, afin de contrer cette réalité ici à Montréal.

Joignez-vous à nous !

Urgent Help: Single Mom and Kids facing Eviction

https://www.generosity.com/emergencies-fundraising/urgent-help-single-mom-and-kids-facing-eviction

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

Posted on: July 14th, 2015 by unidos

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

https://www.facebook.com/events/702832409862282/

Rassemblement
Dimanche le 19 juillet à 14h
au coin de Queen-Mary et Côte-des-neiges (dans le parc)

Levée de fonds indiegogo
https://www.indiegogo.com/projects/justice-pour-noe-et-tous-les-travailleurs-migrants#/story

Notre camarade et ami Noé a mené une lutte pendant 7 ans afin d’obtenir justice face à la compagnie Savoura, son ancien employeur,qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008, dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Il travaillait à la récolte des tomates, dans les serres de Savoura. Après que Noé ait participé à l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux, Savoura l’a congédié. Noé a ensuite été renvoyé de force vers le Guatemala.

Il est par la suite revenu au Canada et a porté plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui a donné raison : Savoura a congédié Noé sans raison juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm).

Cela constituait une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, au cours du printemps 2015, avant même de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite. Pourtant, on retrouve toujours des produits étiquetés au nom de la compagnie Savoura dans les commerces…

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs et travailleuses migrant-e-s temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire et qu’ils cessent l’exploitation des travailleurs et travailleuses migrant-e-s.

——————-
Le Comité justice pour Noé
du Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-sMexicain-e-s uni-e-s pour la régularisationSolidarité sans frontières, le Comité pour les droits humaines en Amérique latineObservatoire critique de droits humains des immigrants et immigrantes et Syndicat industriel des travailleuses et travailleurs

La délégation d’Ayotzinapa à Montréal

Posted on: April 18th, 2015 by unidos

Avis aux médias

Conférence de presse: Délégation d’Ayotzinapa à Montréal, Québec et Ottawa

Date : Lundi le 20 avril  

Heure : 10h

Lieu :   Développement et Paix, 1425 René-Lévesque Ouest,  H3G 1T7, 4 étage 

Qui:    Hilda Legideño Vargas, mère de l’un des étudiants disparus.

Jorge Luis Clemente Balbuena, membre du comité des étudiants de l’École normale d’Ayotzinapa.

Pierre Beaucage, professeur émérite au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

Pour plus d’information : 

Caravane d’Ayotzinapa à Ottawa (http://makemexicosafe.ca/ayotzinapa2ottawa/)
Communiqué: 
http://cdhal.org/communiques/delegation-ayotzinapa-quebec-temoigner-sur-crise-droits-humains-mexique

Vidéo de présentation de la caravane : http://vimeo.com/124846478


Délégation à Montréal, Québec et Ottawa du 18 au 28 avril 2015

- 21 avril, 12h-14h: Dîner-causerie: La face cachée du libre-échange. Ayotzinapa, 10 ans après l’échec de la ZLÉA, FTQ, Montréal: http://cdhal.org/evenements/2015-04-21/diner-causerie-face-cachee-libre-echange-ayotzinapa-10-ans-apres-echec-zlea

- 22 avril, 14h-21h: Ateliers et conférence publique à l’UQAM, Montréal: Ayotzinapa: crise de droits, complicités d’État (RSVP en ligne: www.weezevent.com/ayotzinapa-crise-de-droits-complicites-d-etat)
- 23 avril, 9h: Point de presse à l’Assemblée nationale du Québec, Québec

- 23 avril, 11h30 : Conférence publique, Université Laval, Québec

- 23 avril, 18h30: Atelier de discussion, Carrefour Tiers-Monde, Québec

- 28 avril : Réunion avec le Sous-comité des droits internationaux de la personne, Parlement canadien, Ottawa

– 30 –

Contacts médias

Marie-Eve Marleau, Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) marie.eve@cdhal.org

Gerardo Aiquel, L’Entraide missionnaire secretariat@lentraidemissinonaire.org

CONTEXTE  

Le 26 septembre 2014, les forces policières de l’État mexicain ont attaqué un groupe d’étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, au Guerrero, menant à l’assassinat de 6 personnes et à la disparition forcée de 43 étudiants qui n’ont toujours pas été retrouvés à ce jour. Le crime a levé le voile sur une situation de crise aigüe des droits humains au Mexique. L’enquête pour retrouver les étudiants a mené à la découverte de plus de 15 fosses communes dans les localités avoisinantes dans l’État du Guerrero, dont aucune ne contenait les corps des étudiants disparus.

En 2012, les flux commerciaux entre le Mexique et le Canada totalisaient 20 milliards de dollars. Signataire de l’ALÉNA, le Mexique est la cinquième plus importante destination des exportations canadiennes. Malgré la crise des droits humains qui y sévit, le système canadien d’accueil de réfugiés estime que le Mexique est un « pays sûr ». Mme Legideño Vargas et M. Balbuena demanderont aux parlementaires et décideurs publics canadiens de reconnaître la crise actuelle des droits humains au Mexique, qui touche particulièrement les populations autochtones; d’exiger du Mexique qu’il respecte les normes internationales en matière de droits humains; de réviser le programme canadien de coopération avec le Mexique; et d’éliminer les barrières actuelles pour les ressortissants recherchant la protection au Canada.


La délégation d’Ayotzinapa à Montréal

Jorge Luis Clemente Balbuena 

Étudiant de l’École normale rurale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa, membre actif  de son association étudiante et du mouvement pour la justice pour ses 43 collègues enlevés par les forces policières le 26 septembre dernier.

Hilda Legideño Vargas

Mère de Jorge Antonio Tizapa Legideño, étudiant de l’École normale rurale Raul Isidro Burgos, disparu le 26 septembre.

Revue des médias

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201504/17/01-4862186-fouetter-les-consciences-pour-retrouver-son-fils.php

 

Nous n’inventons pas l’existence des morts, pas plus que la peur.

Posted on: November 17th, 2014 by unidos

Montréal, le 9 novembre 2014

 

Steven Harper, Premier Ministre
Chris Alexander, Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration
Steven Blaney, Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
Le Canada doit retirer le Mexique de la liste des pays d’origine désignés (POD) – pays sûrs pour les réfugiés. Depuis la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain en 1994, 20 millions de Mexicains ont été contraints de migrer, de peur de mourir aux mains du crime organisé ou du gouvernement répressif, à la recherche d’une vie sûre dans des pays tels que le Canada. De surcroit, les minières canadiennes installées au Mexique , par leurs activités, le déplacement, la pauvreté, la violence, les catastrophes naturelles, l’effondrement social et la mort au Mexique!

Il est politiquement et humainement immoral que le gouvernement canadien considère le Mexique comme partenaire d’échange dans le cadre de l’ALENA. Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration a déclaré officiellement en février 2013 (1) : «Cette décision va décourager les faux demandeurs d’asile qui essaient de profiter d’un système qui leur permet de rester au Canada pendant des années, même si leurs demandes sont rejetées.”

Et que dire des six personnes sauvagement assassinées dernièrement (3 étudiants, l’un d’eux, Julio Cesar Mondragon, a été trouvé les yeux arrachés) ou des 43 étudiants d’Ayotzinapa (dans l’état du Guerrero), qui sont toujours portés disparus et dont la disparition est clairement liée au crime organisé via la police locale et l’armée, qui agissent ainsi en toute impunité (2). Il est aussi question de la douleur et de la terreur que les familles vivent après avoir reçu des menaces de mort lorsqu’elles ont exigé publiquement que leurs enfants leurs soient rendus en vie: “Vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons.”

Nous parlons également des plus de 130 000 Mexicains qui ont été tués (3 – y compris des enfants et des femmes enceintes- entre 2007 et 2013; des 36 718 personnes qui sont mortes de la violence dans les vingt premiers mois de l’administration de l’actuel Président Enrique Peña Nieto; des 26 000 personnes disparues de 2005 à ce jour (4); des 102 journalistes tués depuis 2000 ; des 24 disparus officiellement et des 222 agressés en 2014 (5). Nous parlons également des 22 personnes tuées – dont 3 enfants – aux mains de l’armée dans Tlatlaya, État de Mexico (6) ; Nous parlons aussi de Lucia Jiménez Vega cette migrante mexicaine âgée de 42 ans qui s’est suicidée à l’aéroport de Vancouver alors qu’elle était en garde à vue au centre de détention pour migrants de l’Agence des services frontaliers – ASFC, le 20 décembre 2013, (7). Elle fuyait le Mexique, pays de violations des droits humains.

Le Mexique fait face à 4 841 cas de torture déclarés et 9 758 cas de migrants enlevés, dont 158 cas sont collectifs, avec pas moins de 50 victimes chacun (8) et des plus de 6 femmes tuées chaque jour (9), et des 49 enfants qui sont morts dans l’incendie de la garderie ABC en 2009, tragédie évitable dont les parents n’ont toujours pas reçu justice (10).
Cela représente une partie des innombrables fosses pleines de corps démembrés qui ont été découvertes lors de la fouille d’élèves, une réalité de la vie pour les Mexicains, que le Canada ne reconnaît pas! Plus de 100 universités et plus de 103 organisations internationales dans le monde entier, le Congrès européen (11), l’ONU, la Commission interaméricaine des droits de l’homme de l’OEA (12) ainsi que le gouvernement américain, ont ouvertement admis et exprimé leurs préoccupations au sujet des violations des droits de l’homme au Mexique. Mais le Canada est encore silencieux !
Andrés Barreda, garant du Tribunal permanent des peuples chapitre Mexique (13) (TPP), a déclaré lors d’une entrevue: « Pourquoi le gouvernement canadien commenterait-il les événements de Ayotzinapa quand les sociétés minières canadiennes qui travaillent dans l’état du Guerrero là où se trouve la plus grande ceinture d’or du pays, n’ont rien dit. Ceci est un scandale, et ce silence, remarquablement très suspect. Nous savons que le trafic de drogue liée à l’exploitation minière est territoriale et géopolitique. Il terrorise la population et augmente la vulnérabilité des habitants locaux qui sont privés de leurs terres ou de ressources stratégiques telles que l’or, le fer, l’argent, le manganèse. Les minières sont impliquées dans le trafic de la drogue, le blanchiment d’argent “.
* Le Canada devrait revoir sa politique d’immigration et de protection des réfugiés (14) et rectifier sa liste des pays d’origine désignés (15).

Bien que nous élevions nos voix en faveur du Mexique, il n’est pas le seul pays à être considéré à tort sur la liste des pays d’origine désignés. Nombreux sont les citoyens de plusieurs pays qui souffrent d’atrocités similaires, y compris dans des cas liés à l’exploitation minière.
* Les employés, les agents et les juges CIC (Citoyenneté et Immigration Canada) et de la CISR (Commission de l’immigration et du statut de réfugié) rejettent les demandeurs d’asile en vertu de l’argument offensif qui dit que «nos présidents et les autorités mexicaines travaillent à assurer la sécurité,». Dans les faits, l’ASFC déporte les demandeurs d’asile à leur domicile “sûr”, souvent dans des conditions catastrophiques qui mènent … à la mort. La Mexicaine Veronica Castro a été trouvé mortes quelques jours après avoir été renvoyé au Mexique par l’ASFC (16).
Le Mexique n’est pas un pays sûr, c’est bien pour cela que le gouvernement du Canada met en garde ses citoyens des dangers de voyager au Mexique!

 

https://www.change.org/p/conservative-government-remove-mexico-from-the-refugee-list-of-safe-countries

Endorsement:

No One is Illegal-Vancouver, Mexicanos Unidos por la Regularización, Justicia for Migrant Workers, National Assembly for Environmental Affected, Solidaridad Sin Fronteras, Immigrant Workers Centre,Legacy of Equality, Leadership and Organizing, Radical Desi, Café Rebelde, Simon Fraser Public Interest Research Group, Comité Cerezo México, Building Bridges-Human Rights Vancouver, Vancouver South Cultural Project, Nuestras Hijas de Regreso a Casa (including the Mexican activists Humberto Robles, Marisela Ortíz and Malú García Andrade), the actresses Ana Colchero, Francisca Guillén y Pilar Ixquic Mata, the song-writer Michelle Solano,  the independent journalists Edgar Rocha and Dawn Paley, also Patricia Paul, judge during the pre-hearing of the Permanent People’s Tribunal, Chapter Mexico, about Migration, Refuge and Forced Displacement.

Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère

Posted on: August 4th, 2014 by unidos

Communiqué de presse

pour diffusion immédiate

Un homme chilien défie la déportation et est forcé de se cacher pour prendre soin de sa mère; le Ministre de l’Immigration Chris Alexander est sommé d’intervenir

 

Montréal, 4 Août 2014 – Hector Reyes-Hidalgo est resté au Canada pour prendre soin de sa mère souffrante malgré l’ordre de déportation qui l’aurait envoyé au Chili le samedi 2 Août.

M. Reyes-Hidalgo est venu au Canada il y a quatre ans comme réfugié mais sa demande d’asile a été refusée. Pendant ce temps, sa mère, Julia Hidalgo-Aguilera, une citoyenne canadienne, a été diagnostiquée avec ALS. Parce que Mme Hidalgo-Aguilera est économiquement et physiquement dépendante de son fils, qui est son seul aidant, elle a fait une demande pour le parrainer. Il a également fait une demande de résidence permanente pour des considérations humanitaires. Cependant, le gouvernement a commencé le processus de déportation basé sur le refus de la demande de refuge avant qu’une décision soit rendue pour les autres nouvelles demandes.

« Le seul choix qu’il avait était celui de rester, parce qu’en réalité il n’y a personne d’autre pour prendre soin de Julia s’il n’est pas là », a dit Noé Arteaga, qui appuie la famille puisqu’ils ont désespérément essayé de trouver une solution légale avec les deux niveaux de gouvernement face à la déportation imminente. « Il a été forcé de se cacher pour avoir choisi le bien-être de sa mère par-dessus le sien, pour agir comme le bon fils qu’il est ».

« Hector et Julia ont fait tout ce qu’ils étaient censés faire selon Immigration Canada. Une demande pour parrainage a été déposée. Une autre application pour résidence permanente sur des motifs humanitaires a été déposée. Cette situation n’a aucun sens. C’est de la bureaucratie irrationnelle et de l’idéologie impitoyable devenant plus importante que les vies humaines. Il est complètement vain et cruel de séparer Julia de son fils et de la laisser sans la seule personne qui lui donne des soins », ajoute Mostafa Henaway, qui a aidé la famille à trouver une solution à travers les moyens réguliers.

Solidarité Sans Frontières appelle le Ministre Fédéral de l’Immigration Chris Alexander à régulariser la situation de M. Reyes-Hidalgo sans tarder. Selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, le Ministre Alexander doit répondre aux demandes déposées à l’intérieur du territoire pour la résidence permanente sur des motifs humanitaires comme celle de M. Reyes-Hidalgo. Le Ministre Alexander serait capable d’étudier et de répondre à la demande humanitaire de M. Reyes très rapidement, en permettant à Hector de retourner avec sa mère sans plus tarder.

Tandis que M. Hector Reyes-Hidalgo est caché, attendant une réponse du gouvernement, des amis de la famille ont organisé une rotation d’urgence pour prendre soin de Julia à court terme.

Source
Solidarity Across Borders:
www.solidarityacrossborders.org

solidaritesansfrontieres@gmail.com

INVITATION AUX MÉDIAS – NOÉ ARTEAGA FERA UN POINT PRESSE CONCERNANT LE PROJET DE LOI NO 8

Posted on: July 18th, 2014 by unidos


Noé Arteaga fera un  Point presse concernant le projet de loi no 8
© Photo: Victor Vargas Villafuerte .

Montréal, le 18 juillet 2014

Les représentantes et représentants des médias sont invités à assister à un point de presse lors duquel Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire donnera sa position concernant le projet de loi déposé par le Ministre du Travail Sam Hamad qui a pour but d’empêcher les travailleurs étrangers temporaires de se syndiquer.

Une séance de prises d’images suivra la point de presse

DATE: 20/07/2014
HEURE: 15 h 00
ENDROIT: Entrée principale de l’Oratoire Saint-Joseph, 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal Montréal (Québec)

CONTACT: 438-878-5416

CONTEXTE: Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Projet de loi n°8 – Loi modifiant le Code du travail à l’égard de certains salariés d’exploitations agricoles

Les droits d’usage et archivage de cette photographie sont limités à l’illustration des événements décrits dans le communiqué. Le droit d’usage n’est pas transférable ou syndicable à des troisièmes parties. L’auteur doit être crédité(e) dans la légende. Cette licence est limitée et révocable. Pour des renseignements complémentaires veuillez vous communiquer avec l’auteur.

Brunch de la fête des mères contre les frontières

Posted on: April 23rd, 2014 by unidos


Brunch de la fête des mères contre les frontières

une levée de fonds
samedi le 10 mai 2014 à 11h.
Centre Lorne, 2390, rue Ryde (métro Charlevoix)

facebook: www.facebook.com/events/483106181789547

site web!  www.justicepourivonne.org

Brunch de la fête des mères contre les frontières
une levée de fonds
samedi le 10 mai 2014 à 11h.
Centre Lorne, 2390, rue Ryde (métro Charlevoix)

Entrée et nourriture gratuite, mais les dons sont encouragés afin d’aider Ivonne à payer les frais juridiques encourus par sa lutte. Dons suggérés : 10$ à 20$

- Activités pour les enfants
- Accessible aux chaises roulantes

- Pour tout besoin au niveau alimentaire ou de l’accessibilité, contactez justicepourivonne@gmail.com.

À la veille de la fête des mères, le Comité Justice pour Ivonne organise un brunch dans le but de célébrer la lutte d’Ivonne Hernandez et d’autres mères courageuses qui ont traversé et défié les frontières pour leurs enfants. L’évènement servira aussi de levée de fonds afin d’aider Ivonne à couvrir les frais légaux dans le cadre de sa bataille pour demeurer au Canada avec son fils.

Les personnes sont invitées à venir avec un toast afin de célébrer le courage et la force des mères face aux frontières : un poème, un simple petit mot, un témoignage ou même un objet d’art.


Contexte

Au printemps 2012, Ivonne Hernandez a rejoint les rangs des quelques 500 000 personnes vivant sans papiers au Canada, lesquels figurent parmi les individus les plus vulnérables et exploités de notre société.

Les femmes sans statut sont particulièrement vulnérables. Enceinte de son premier fils au moment où elle a reçu l’ordre de déportation, Ivonne a été privée de l’accès aux soins de santé gratuits nécessaires afin d’assurer le suivi de sa grossesse. Alors que sa relation avec son mari canadien se détériorait, ce dernier a commencé à utiliser son statut migratoire comme menace afin de la contrôler.

Au mois de décembre de la même année, leur relation s’était détériorée à un tel point qu’Ivonne s’est enfuie de la maison avec son fils, âgée d’un an à l’époque, pour trouver refuge dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Son partenaire l’a alors rapidement dénoncée aux autorités.

Dans un jugement précipité et révoltant rendu le 10 janvier 2014, un juge de la cour familiale a octroyé la garde du fils d’Ivonne au père canadien, en mentionnant le statut d’immigration précaire de la mère. Après avoir été constamment et étroitement unis depuis la naissance de l’enfant, Ivonne et son fils n’ont soudainement eu le droit de se voir que 8 heures par semaine.

Alors qu’Ivonne allait chercher son fils pendant une des périodes qui lui étaient permises, elle a été encerclée par des agents de police dans un guet-apens planifié par son ex-mari et les services frontaliers. Ivonne a alors fait face à la terrible perspective d’être déportée et de ne plus jamais revoir son fils.

Quelques jours avant la date prévue pour sa déportation, dans un contexte de forte mobilisation populaire en sa faveur, la Cour fédérale lui a accordé un sursis temporaire de déportation. Ceci signifie qu’Ivonne ne sera pas expulsée du Canada et de sa communauté dans les mois à venir. Dans sa décision, le juge a fait mention du tort irréparable qui serait causé dans l’éventualité où Ivonne était déportée et séparée de son fils de 14 mois de manière permanente.

Ivonne a retrouvé la pleine garde de son fils au mois de mars. Peu de temps après, son dossier d’immigration a été officiellement ré-ouvert. Elle attend en ce moment une réponse des autorités migratoire qui doivent se prononcer à propos de la régularisation de son statut et de la possibilité de demeurer au Canada avec son fils.

Pour plus d’informations

Les amis d’Ivonne
e-mail: justicepourivonne@gmail.com
nouveau site web!: www.justicepourivonne.org

Rassemblement et pique-nique au Centre de détention d’Immigration à Laval

Posted on: July 25th, 2013 by unidos

Rassemblement et pique-nique au Centre de détention d’Immigration à Laval

Dimanche, 11 août 2013

BUS: Métro Parc à 11h15 (nombre de places limité, donc soyez à l’heure!)
VÉLO: Métro Henri-Bourassa à midi
OU joignez-vous à nous au Centre de Détention de Laval entre 13h et 14h.
Amenez vos enfants! Amenez de la nourriture à partager au pique-nique!
Contribution suggérée pour le bus 5$ à 10$ (mais personne ne sera refusé!)
Joignez-vous à nous le 11 août pour un rassemblement familial et un pique-nique devant le Centre de détention d’Immigration Canada à Laval pour dénoncer la détention injuste et raciste de migrantEs et des réfugiéEs.
Nous allons nous rencontrer à 11h15 à la station de métro Parc pour aller ensemble en bus au centre de détention, amenez des hauts-parleurs, de la musique et des messages de solidarité pour les personnes enfermées dans le centre. Nous invitons les amiEs et les familles des personnes détenues et toutes les personnes qui s’opposent à la violence raciste de la détention à se joindre à nous pour un rassemblement et pique-nique devant le centre de détention de Laval.

Téléchargez les affiches: Français, Anglais, Espanol, Arabe, Hongrois, Punjabi, Tamil, Turque, Urdu, Farsi

Nous dénonçons la détention des migrantEs!
+Parce que plus de 16 500 personnes ont été déportées l’année dernière et qu’une moyenne de 400 à 500 personnes sont en détention chaque jour au Canada pour avoir fait le choix courageux de migrer.
+Parce que d’innombrables individus et familles, dont des enfants, ont été séparés de leurs communautés et enfermés dans des centres de détention dans des conditions qui sont fondamentalement inhumaines et dégradantes, et parce qu’avec la nouvelle loi ces nombres ne vont qu’augmenter. De 2006 à 2011, plus de 83 000 migrantEs ont été détenuEs par Immigration Canada, avec 13 000 de plus depuis 2011 seulement. Les migrantEs peuvent être détenuEs pour des durées indéterminées, sans savoir quand ils et elles seront relâchéEs.
+Parce que le Centre de détention d’Immigration Canada de Laval est le plus grand centre de détention au pays, avec une moyenne de 100 personnes enfermées dans ses murs à chaque jour. En plus des trois centres de détention spécialement pour l’immigration, des migrantEs sont détenuEs dans 43 prisons provinciales à travers le pays, dont le centre de détention Rivière-des-Prairies à Montréal.
+Parce que les prisons et le système d’immigration sont intimement liés. L’expansion des prisons provinciales et des centres de détention pour les migrantEs reflète les intérêts du capitalisme, du colonialisme et de la suprémacie blanche autorisée par l’État. Les personnes de couleur sont incarcérées de manière disproportionnée. Les personnes noires ont quatre fois plus de chances que les personnes blanches de finir dans un pénitencier fédéral; les personnes autochtones neuf fois plus.
+Parce qu’avec la privatisation de la détention, des compagnies privées comme Corbeil Management, BD Hamilton, Garda Security (qui gère le centre de détention de Laval) et d’autres font des millions de dollars de profit grâce à la criminalisation de la migration.
+Parce que le Canada dépense 92 000 000$ chaque année pour détenir et déporter des êtres humains, dont 22 000 000$ pour la     « Sécurité publique anti-terroriste ».
+Parce que le profilage racial est endémique à Montréal, les communautés de couleur et migrantes ont toujours la police sur le dos et sont criminalisées. Le ciblage de ces communautés entraîne non seulement un nombre disproportionné de personnes de couleur dans le système de justice criminelle et les prisons, mais aussi des procédures de déportation si les gens n’ont pas la citoyenneté canadienne.
Parce que la résistance à la détention et à la violence du système d’immigration continue!

Cet événement est organisé par la Coalition Un statut pour tous et toutes (Le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, Dignidad Migrante, MexicainEs uniEs pour la régularisation, Personne n’est illégal Montréal et Solidarité sans frontières).

Cet événement est organisé dans le cadre de la Semaine contre les prisons. Pour plus d’infos : //contrelesprisons.blogspot.ca
Pour ajouter votre organisation à la liste des groupes qui endossent, envoyez un courriel à solidaritesansfrontieres@gmail.com

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UN STATUT POUR TOUTES ET TOUS!

Posted on: May 8th, 2013 by noe arteaga

UN STATUT POUR TOUTES ET TOUS!
Marche pour la justice et la dignité pour tout-es les immigrant-es et les réfugié-es
En solidarité avec les luttes autochtones pour l’autodétermination

SAMEDI LE 18 MAI 2013 (MONTRÉAL)

13h : Participez à UN des QUATRE contingents :

* SUD-OUEST (Petite-Bourgogne, Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri et Verdun)
13h au métro de l’Église (coin Galt & Wellington)

* NORD-OUEST (Côte-des-Neiges, Ville St-Laurent, Notre-Dame-de-Grâce)
13h au Parc Kent (coin Côte-des-Neiges & Kent)

* NORD-EST (Villeray, Parc-Extension, St-Michel, Ahuntsic, Rosemont-Petite-Patrie, Mile End)
13h au métro Jarry, 14h au métro Parc, 15h au métro Rosemont

* EST (Centre-Sud, Hochelaga-Maisonneuve)
13h à la Place Simon-Valois (coin Valois & Ontario)

16h : CONVERGENCE, MANIFESTATION ET PIQUE-NIQUE
Carré Philips (Union & Ste-Catherine, métro McGill)

Cette marche est un événement familial. Amenez vos enfants!
Contactez-nous pour toute question concernant vos besoins d’accessibilité.
—–

Nous soutenons les luttes autochtones et les mouvements pour l’autodétermination. Lisez notre Déclaration en appui aux luttes et à la souveraineté autochtones:
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/statement-of-support-for-indigenous-struggles-and-sovereignty

Nous marchons ensemble pour exiger la fin des déportations et des détentions, et nous dénonçons également la double peine dont sont victimes les immigrant-es qui ont des dossiers criminels. Nous demandons Un Statut pour Toutes et Tous, et voulons faire de Montréal une “Cité sans frontières” dans laquelle toute la population peut vivre dans la justice et la dignité. Info: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/revendications

On vit ici! On travaille ici! On reste ici!
Décolonisons le Canada!
—–

-> ENDOSSEZ LA MANIFESTATION: En endossant notre manifestation et notre campagne, vous signifiez votre accord avec nos revendications et vous êtes acceptez de publiciser nos événements dans vos réseaux. Envoyez votre endossement à solidaritesansfrontieres@gmail.com

-> TÉLÉCHARGEZ NOTRE AFFICHE: Notre affiche est disponible ici: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/may-18-status-for-all-march/downloads

-> MOBILISATION AUX QUARTIERS: Cette année la marche partira de quatre points différents à Montréal pour se rassembler au centre-ville. Voici les détails des quatres contingents, incluant les prochaines réunions de quartier: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/may-18-status-for-all-march/neighborhood-organizing

-> IMPLIQUEZ-VOUS: Des comités travaillent activement à la mobilisation, sur des projets artistiques et sur d’autre matériel d’information. Contactez-nous si vous désirez vous impliquer dans un de ces comités (solidaritesansfrontieres@gmail.com)

-> POUR EN SAVOIR PLUS: Invitez-nous à faire une présentation à votre groupe ou à votre organisme au sujet de la campagne Un Statut pour toutes et tous, dans le but d’en apprendre plus sur nos demandes et sur la campagne Cité sans frontières.

-> POUR UNE CITÉ SANS FRONTIÈRES !: Nous invitons les organisations et les groupes de la région montréalaise à discuter cette déclaration collective et à la signer: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/francais-declaration-pour-une-cite-sans-frontieres

-> VIDÉO: UN STATUT POUR TOUTES ET TOUS !: http://www.youtube.com/watch?v=yfgEUnCb1fg
—–

Organisé par:
Dignidad Migrante (www.dignidadmigrante.org)
Le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (
www.iwc-cti.ca)
Mexicains unis pour la régularisation (
www.mexregularizacion.org)
Personne n’est illégal – Montréal (
www.nooneisillegal.org)
Solidarité sans frontières (
www.solidaritesansfrontieres.org)
et plusieurs individuEs alliéEs
(Dignidad Migrante, MexicainEs uniEs pour la régularisation et Solidarité sans frontières sont des groupes de travail du GRIP à Concordia).

INFO: www.solidaritesansfrontieres.org / 438-933-7654 / solidaritesansfrontieres@gmail.com

Demandes du MUR et de Dignidad Migrante concernant le travail précaire

Posted on: May 1st, 2013 by noe arteaga

 

1. Les agences d’emploi font partie du phénomène connu comme outsourcing ou tertiarisation du travail. À travers cette forme de surexploitation de la main-d’œuvre, les patrons augmentent leurs richesses au détriment des droits des travailleurs et travailleuses. À notre avis, la seule solution réaliste et de fond de cette problématique d’exploitation est l’interdiction totale de cette pratique qui élimine de facto les droits du travail en faveur du patronat.

2. Une telle interdiction permettra à la classe ouvrière (surtout immigrante) d’avoir plein accès aux droits élémentaires en matière du travail : droit à la syndicalisation, avantages sociaux (paiement d’heures supplémentaires, de vacances, avoir de cotisations au REER, salaires compétitifs sans  les coupures des agences, accès aux indemnisations et assurances dans les cas d’accidents de travail, etc.).

3. La suppression des agences d’emploi doit être accompagnée de l’expropriation de leurs biens et capitaux, ainsi que des amendes pour les entreprises que se sont servis d’elles. De cette façon, il existerait un fond pour commencer un programme de plein emploi.Nous proposons une banque d’emplois publique où toutes les entreprises auraient l’obligation d’embaucher de la main-d’œuvre manquante, avec des bureaux accessibles dans chaque arrondissement (en utilisant, par exemple, ceux des agences) et menés par les propres travailleurs  et travailleuses et leurs syndicats.

4.  Évidemment que nous croyons que toute demande en faveur des travailleurs et travailleuses précaires doit être accompagnée par des mesures minimes d’égalité sociale, telles que : la restitution des quantités coupées aux avantages sociaux; tels que l’aide sociale; le budget aux garderies; l’établissement des mesures comme l’élimination du billet santé; la non-hausse des droits de scolarité avec une augmentation du financement de l’éducation; la non-hausse des tarifs des services publics; ainsi que la taxation progressives des plus riches et des grandes compagnies (comme les banques et les minières). Aussi, il faut instaurer une échelle mobile des heures de travail (la répartition des emplois disponibles entre tous les travailleurs et toutes les travailleuses disponibles, comme cela a été fait en Gaspésie) (Le Devoir, 26/04/2013) et des salaires (avec augmentation automatique suivant la montée des prix de consommation), ainsi qu’une législation qui interdise les lock-outs.

5. À notre avis, la condition des travailleurs et travailleuse précaires est étroitement lié avec la condition et le statu migratoire. C’est pour cela que nous exigeons du gouvernement provincial l’élimination de la réquisition d’avoir un permis d’emploi pour permettre ainsi l’accès au travail digne avec tous les avantages légaux. En même temps, nous exigeons du gouvernement provincial du Québec qu’il fasse pression au gouvernement fédéral pour établir tout de suite un programme urgent de régularisation pour toutes et tous les immigrants et qui commence par l’arrêt immédiat des déportations. Nous croyons que cela est la seule manière de garantir et de sauvegarder l’intégrité physique, la vie et les droits fondamentaux de notre communauté et de toutes les communautés immigrantes.

Au même temps, on batte pour un reforme du travail que permettra l’accès aux tous et toutes les migrantes un travail digne avec les mêmes conditions que les citoyens et citoyennes peu importe leur statut implicite.