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Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

Posted on: July 14th, 2015 by unidos

Reparations pour Noé, Justice pour les travailleurs et travaileuses migrant-e-s

https://www.facebook.com/events/702832409862282/

Rassemblement
Dimanche le 19 juillet à 14h
au coin de Queen-Mary et Côte-des-neiges (dans le parc)

Levée de fonds indiegogo
https://www.indiegogo.com/projects/justice-pour-noe-et-tous-les-travailleurs-migrants#/story

Notre camarade et ami Noé a mené une lutte pendant 7 ans afin d’obtenir justice face à la compagnie Savoura, son ancien employeur,qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008, dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Il travaillait à la récolte des tomates, dans les serres de Savoura. Après que Noé ait participé à l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux, Savoura l’a congédié. Noé a ensuite été renvoyé de force vers le Guatemala.

Il est par la suite revenu au Canada et a porté plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui a donné raison : Savoura a congédié Noé sans raison juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm).

Cela constituait une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, au cours du printemps 2015, avant même de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite. Pourtant, on retrouve toujours des produits étiquetés au nom de la compagnie Savoura dans les commerces…

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs et travailleuses migrant-e-s temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire et qu’ils cessent l’exploitation des travailleurs et travailleuses migrant-e-s.

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Le Comité justice pour Noé
du Centre de travailleurs et travailleuses immigrant-e-sMexicain-e-s uni-e-s pour la régularisationSolidarité sans frontières, le Comité pour les droits humaines en Amérique latineObservatoire critique de droits humains des immigrants et immigrantes et Syndicat industriel des travailleuses et travailleurs

Conférence De Presse Pour Dévoiler La Nature Du Projet De Loi N°8 Présenté Par Le Ministre Du Travail, Sam Hamad, À L’Assemblée Nationale Du Québec.

Posted on: July 20th, 2014 by unidos

20130714-0168
© Photo: Victor Vargas Villafuerte . Quand: Dimanche le 20 juillet à 15h00
Où: Entrée principale de l’Oratoire saint-Joseph; 3800, chemin Queen Mary (métro Côte-des-Neiges), Montréal (Québec)
Qui: Noé Arteaga, ex-travailleur étranger temporaire et membre du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal

Ce dimanche 20 juillet, Noé Arteaga réalisera une conférence de presse sur le projet de loi n°8 qui effectue des amendements au Code du travail (Chapitre C-27). Ces amendements visent les travailleurs d’entreprises agricoles qui « emploie[nt] moins de trois salariés de façon ordinaire et continue ». Les organisations de défense des droits humains, des droits du travail et des travailleurs immigrants du Québec devraient être profondément préoccupées par ces modifications puisqu’elles excluent les travailleurs étrangers temporaires de réclamer la liberté de se syndicaliser et de défendre leurs droits face aux employeurs. « Il s’agit d’un processus graduel d’accroissement de la sphère privée des relations de travail, octroyant un plus grand pouvoir aux employeurs agricoles et générant encore plus de vulnérabilité pour les travailleurs » a indiqué Arteaga. Ce projet de loi a été présenté dans la frénésie de la fin de la session parlementaire par le nouveau Ministre du travail, le député libéral Sam Hamad, et n’a pas reçu beaucoup d’attention par les médias, ni par l’opinion publique, par les syndicats, par les employeurs, par les employés ou même par le gouvernement. Les modifications proposées portent atteinte directement aux droits des travailleurs agricoles, dont une grande partie, sinon la majorité, est composée par des travailleurs étrangers temporaires.

Selon les modifications proposées dans le projet de loi n°8, les dispositions des sections 1 et 2 du chapitre II, ainsi que les chapitres III à V du Code du travail ne seraient plus applicables aux travailleurs des entreprises agricoles employant moins de trois employés (article 111.27). De cette manière, on exclurait ces travailleurs de la législation qui régule les processus de syndicalisation et d’organisation des travailleurs, un droit fondamental pour n’importe quel travailleur. On exclurait aussi ces travailleurs des dispositions permettant d’établir des conventions collectives qui garantissent légalement le respect des droits fondamentaux des travailleurs par les employeurs. De la même manière, l’article 111.28 qui est proposé dans le projet de loi indique que « l’employeur doit donner à une association de salariés de l’exploitation agricole une occasion raisonnable de présenter des observations au sujet des conditions d’emploi de ses membres ». En plus de l’ambiguïté des termes tels que « occasion raisonnable », cet article signifie que les travailleurs ne peuvent pratiquement plus dialoguer et négocier avec leurs employeurs sur des questions en rapport au salaire et à la sécurité sociale. La représentation des travailleurs par une association devient informelle parce qu’elle est exclue de la législation qui certifie les syndicats et le droit des travailleurs à exercer des moyens de pression face aux abus des employeurs; les travailleurs n’ont donc plus le droit à la grève.

Les programmes de travail temporaire canadiens sont remis en question depuis plusieurs temps à cause de la vulnérabilité systématique et de l’effritement des droits humains que subissent les travailleurs migrants. La combinaison du statut de migrant et de la dérégulation du travail a tendance à accroître la précarité des travailleurs, une précarité qui s’étend non seulement aux travailleurs migrants et immigrants, mais aussi aux citoyens canadiens.